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28/03/2014 06:04 EDT | Actualisé 28/05/2014 05:12 EDT

Base de données des passeports volés: Interpol rejette des allégations de la Malaisie

Interpol a rejeté vendredi les allégations d'un ministre malaisien selon lesquelles la Malaisie n'utilise pas la base de données des passeports volés d'Interpol parce que cela ralentirait trop les contrôles à l'immigration dans ses aéroports.

Evoquant le cas des deux Iraniens qui avaient embarqué avec des passeports volés européens à bord du Boeing 777 de Malaysia Airlines disparu, le ministre malaisien de l'Intérieur Zahid Hamidi a déclaré mercredi devant le Parlement qu'il n'était pas possible de contrôler chaque passeport sur cette base de données car cela ralentirait beaucoup trop le flux.

"Cela ne prend que quelques secondes pour voir dans la base de données internationales sur les documents de voyage volés ou perdus (SLTD) d'Interpol si un passeport est mentionné", indique dans un communiqué Interpol, l'organisme international de coopération policière basé à Lyon.

"Si la Malaisie avait consulté notre base SLTD, le fait que deux passagers utilisaient des passeports volés aurait été découvert presque immédiatement", assure Interpol, qui tient la Malaisie pour "seule responsable" de cet échec.

"La vérité est qu'en 2014, avant la tragique disparition du vol MH370 de la Malaysia Airlines, les services d'immigration malaisiens n'ont pas effectué un seul contrôle de passeports sur la base SLTD", dénonce Interpol.

Par comparaison, l'organisation souligne que les Etats-Unis l'utilisent "plus de 230 millions de fois par an", le Royaume-Uni "plus de 140 millions de fois, les Emirats Arabes Unis "plus de 100 millions de fois" et Singapour "plus de 29 millions de fois".

"Aucun d'eux, pas plus qu'aucun autre pays membre d'Interpol, n'a jamais invoqué un temps de réponse trop lent", assure Interpol.

"En dépit de ces attaques injustifiées contre Interpol, nous restons prêts et désireux d'aider la Malaisie à mieux protéger ses citoyens et ses visiteurs contre quiconque cherche à utiliser des passeports volés ou trafiqués pour embarquer à bord de ses avions", assure encore Interpol.

nd/ct/plh