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27/03/2014 09:09 EDT | Actualisé 27/05/2014 05:12 EDT

Voici quelques citations du débat des chefs de jeudi soir

MONTRÉAL - Voici quelques-unes des meilleures citations du débat des chefs de jeudi soir:

Pauline Marois, Parti québécois

«Dans notre cas, en 18 mois, (...) il y a eu une réduction de presque une heure de temps d'attente dans les urgences. Je ne promets pas que ce soit complètement fini à la fin d'un mandat.»

«Il n'y a pas eu de 'deal', M. Bruneau. Vous le savez très bien, il n'y a pas eu de 'deal'. Pourquoi? Parce qu'il y en a une, commission d'enquête sur l'industrie de la construction, et si la FTQ avait voulu faire des pressions sur moi, M. (Michel) Arsenault l'a dit sous serment: 'quand je rencontrais Mme Marois, je rencontrais un mur. Un mur de béton'.» - sur le présumé «deal» entre son époux Claude Blanchet et la FTQ

«Vous avez eu la responsabilité de deux grandes organisations: le CUSM et le CHUM. Et dans le cas du CUSM, vous aviez une association avec M. (le docteur Arthur) Porter, alors vous ne pouvez pas le nier» - s'adressant à M. Couillard

«M. Legault, c'est vraiment de la pensée magique. Vous annoncez que vous allez couper des postes ici, couper les commissions scolaires là. Vous êtes encore une fois dans la structurite.»

«M. Couillard (...) tente de faire dévier le débat. Je l'ai répété 100 fois et je vais vous le dire yeux dans les yeux ce soir, M. Couillard: il n'y en aura pas de référendum tant que les Québécois ne seront pas prêts.»

«Si effectivement, malheureusement, (...) on devait choisir le Parti libéral, il n'y aurait pas de charte au Québec et la vôtre serait tronquée à mon point de vue.» - s'adressant à M. Legault

«Je suis estomaquée, M. Bruneau, d'entendre M. Couillard ce soir nous dire qu'il n'y a pas de problème de français au Québec. La langue française, elle vit des situations difficiles à l'heure actuelle.»

«Je trouve ça catastrophique de penser qu'il (Philippe Couillard) puisse un jour diriger le Québec et défendre notre langue. Il ne comprend même pas les enjeux auxquels on est confrontés.»

Philippe Couillard, Parti libéral

«Parlons des choses qui intéressent le monde, voir un médecin. On a pas mal plus de médecins qui sortent des facultés depuis les dernières années. Donc le problème du nombre est en train de se régler. Ce qu'il faut, c'est coordonner l'accès des gens aux médecins de famille.»

«On va prendre les médecins dans les facultés qu'on a ouvertes après que vous en ayez fermé (lorsque vous étiez ministre de la Santé). C'est vous qui avez diminué les admissions en médecine. Il est trop peu trop tard, Mme Marois.» - s'adressant à Pauline Marois sur l'accès aux médecins.

«De m'associer de quelque façon à ce qui lui est reproché c'est inacceptable. Il n'y a aucune évidence de me lier à lui. Je n'étais plus là lorsque le contrat du CUSM a été accordé. Mon programme pour le Québec, ce n'est pas la boue, c'est un projet économique.» - à propos de ses liens d'affaires avec Arthur Porter

«Chaque matin de cette campagne j'ai commencé par une proposition. Je n'ai jamais commencé ma campagne avec des insultes sur mes adversaires ou certains mots grossiers qu'on a récemment entendus. La boue (...) ce n'est pas un projet pour le Québec. Salir pour se faire élire ce n'est pas mon plan.»

«Vos idées ne tiennent pas la route. Vous parlez de ménage, mais ça finit par le saccage dans les services publics, M. Legault.» - s'adressant à M. Legault sur les compressions que la CAQ veut effectuer dans les commissions scolaires

«Le monde ne veut rien savoir de cette affaire-là. Non seulement ils ne veulent rien savoir d'un référendum, ils ne veulent plus rien savoir de l'enjeu que vous soulevez, au Parti québécois.» - s'adressant à Mme Marois concernant un référendum

«On vous a tous entendu: 'il n'y aura pas de référendum (...) jusqu'à temps que les Québécois en veulent un'. Vous allez vous arranger pour que les Québécois en veulent un. L'histoire de votre parti, c'est le piège référendaire à chaque fois que vous êtes au pouvoir.» - s'adressant à Mme Marois

«Pour moi, c'est absurde de lier l'identité québécoise (...) au fait de congédier — ce que vous voulez faire aussi — des femmes, souvent vulnérables, dans nos écoles et nos services de garde. Si on pense ça M. Legault, on a une bien piètre opinion de notre identité québécoise.» - s'adressant à M. Legault sur la charte

-«Mme David, c'est Mme (Fatima) Houda-Pepin qui a décidé de quitter le caucus, elle n'a pas été expulsée, et on a tout fait pour la garder chez nous.» - s'adressant à Mme David à propos du départ de Mme Houda-Pepin en raison de la position du PLQ sur la charte

François Legault, Coalition avenir Québec

«Si demain matin, on est au gouvernement, à l'avenir, toutes les nominations importantes vont passer devant une commission parlementaire. Vous dites que vous êtes prêts à le voir, mais vous ne l'avez pas fait pendant 18 mois. (...) C'est les copains d'abord. C'est pareil comme le Parti libéral, le Parti québécois.» - au sujet des nominations partisanes lors d'un échange avec Mme Marois

«Regardons les neuf années libérales. On était au sixième rang des provinces, on est maintenant la neuvième province pour la richesse. Il y a juste l'Île-du-Prince-Édouard qui est plus pauvre que nous autres. Moi je veux savoir, là, qu'est-ce qu'il y a de différent dans votre programme de ce qu'il y avait dans le programme de Jean Charest? Vous avez copié un de mes chapitres dans la stratégie maritime, là, mais à part de ça...» - en discussion avec Philippe Couillard

«Voulez-vous que je vous dise c'est quoi le saccage, c'est les familles qui sont étouffées par les taxes, c'est d'utiliser la carte de crédit de nos enfants. Ça, c'est du saccage» - lors d'un échange avec Couillard

«Quand allez-vous abolir les commissions scolaires, les élections scolaires, les commissaires d'école? C'est pas vrai que les parents veulent garder les élections scolaires. Je n'entends pas ça du tout sur le terrain» - s'adressant à M. Couillard sur les élections et les commissions scolaires

«Il faut défendre notre langue, il faut défendre nos valeurs. Il faut être capable de défendre notre identité, mais sans être obligé à court terme de se séparer. Les gens, ils n'en veulent pas de référendum dans les prochaines années.»

«Moi, je pense que vous n'écoutez pas la population. La population n'en veut pas (de référendum). Puis sincèrement, là, vous devriez changer votre slogan sur votre autobus. Au lieu de 'déterminée', ça devrait être 'déconnectée'.» - s'adressant à Mme Marois

«Je n'ai jamais vu un chef libéral si peu se soucier du français.» - à propos de M. Couillard et de la question de la langue

Françoise David, Québec solidaire

«Il y avait des médecins qui résistaient à aller travailler dans les CLSC, parce que les médecins préfèrent être boss.» - s'adressant à Mme Marois concernant les structures à changer dans le secteur de la santé

«Il y a beaucoup trop de nominations partisanes et je pense qu'il faut quelque chose d'indépendant. À partir de là, tout peut être discuté. Je suis prête à tout mettre sur la table pour éviter les nominations partisanes.»

«Est-ce que c'est vraiment moral? Vous aviez beaucoup d'argent, je ne vous le reproche pas. Vous n'auriez pas pu, tout simplement, l'envoyer dans une caisse populaire au Québec et que ça puisse être utile à la communauté.» - s'adressant à M. Couillard concernant son compte à Jersey, un paradis fiscal

«La poule au Québec, dans certains cas, elle est pas mal grosse. Les avoirs des banques sont imposés sur 50 pour cent alors que le salarié est imposé sur 100 pour cent de son revenu. Ce qu'on propose (...) c'est de taxer le capital des banques de façon plus constante. Ça ne fait fuir personne et ça ne tue pas la poule aux oeufs d'or.»

«On propose des solutions pour apporter des revenus. On ne rêve pas en couleurs. On n'est pas des pelleteux de nuages. On sait que l'argent ne pousse pas dans les arbres, j'en ai parlé tantôt de taxer davantage le capital des institutions financières.»

«Moi j'assume pleinement ce que je suis. Je ne change pas d'idée. Je suis une souverainiste, mon parti est souverainiste. Je ne vois pas pourquoi on n'assumerait pas pleinement notre position.» - Mme David qui s'engage à tenir un référendum sur la souveraineté du Québec dès un premier mandat

«Vous étiez un souverainiste plutôt pressé. Et là, j'ai de la difficulté à comprendre ce que vous êtes au juste. Vous êtes encore souverainiste et vous n'osez pas le dire ou un fédéraliste un peu gêné. Vous êtes quoi M. Legault?»

«Quand vous étiez dans ce studio, en 2012, lors de la dernière campagne électorale, vous avez dit à M. (Jean) Charest: 'un premier ministre, ça ne doit pas diviser les Québécois'. Moi Mme Marois, je suis obligée de constater (...) que votre projet de charte, ça profondément diviser le Québec et je ne comprends pas comment vous allez faire pour recoller les morceaux.»