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27/03/2014 01:05 EDT | Actualisé 27/05/2014 05:12 EDT

USA/glissement de terrain: le bilan va s'alourdir "de façon substantielle" (officiel)

Le bilan du glissement de terrain qui a balayé un village dans la région de Seattle va s'alourdir "de façon substantielle" dans les prochains jours, ont annoncé jeudi les autorités, alors qu'au moins 90 personnes sont toujours portées disparues.

Cinq jours après la catastrophe qui a dévasté la communauté rurale d'Oso, à une centaine de kilomètres au nord-est de Seattle (Etat de Washington, nord-ouest des Etats-Unis), les secouristes ont toujours l'espoir de retrouver des survivants.

"Je n'ai pas encore renoncé. Même si l'on ne devait retrouver qu'une seule personne vivante, cela justifierait" tout ce qui a été entrepris depuis samedi, a déclaré Travis Hots, chef des pompiers du comté de Snohomish.

A ce jour, 16 dépouilles ont été récupérées et au moins huit autres ont été localisées, portant le bilan provisoire à 24 morts. "Ce chiffre va augmenter de façon substantielle" dans les prochains jours, a cependant averti M. Hots.

Il a précisé que les corps extraits des décombres ne sont pas comptabilisés dans le bilan tant que les "médecins n'ont pas fini leur travail" sur les dépouilles.

Mercredi soir, John Pennington, chef des services de secours du comté, avait expliqué qu'en plus des 90 disparus formellement identifiés, 35 autres personnes "pourraient manquer à l'appel". Le chiffre est à prendre avec précaution car il pourrait désigner des doublons de personnes mal identifiées.

Samedi, un pan entier d'une colline surplombant Oso s'est détaché et s'est précipité dans une rivière voisine, entraînant une coulée de boue qui a tout détruit sur son passage.

Les quelque 200 secouristes travaillant sur le terrain font face à des conditions "très difficiles", tant le bourbier est dangereux, a noté M. Hots.

"Il faut être sur place pour vraiment le comprendre. C'est irréel. Il y a des rochers de la taille d'une ambulance qui ont dévalé la colline", a-t-il dit. "C'est tellement humide et boueux qu'on dirait un marécage".

Il a raconté avoir assisté mercredi à l'extraction d'un corps d'un véhicule, traîné sur 60 mètres par la coulée de boue. "Vous voyez des professionnels confirmés qui craquent, les yeux embués de larmes", a-t-il raconté.

rr/sam