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27/03/2014 11:52 EDT | Actualisé 27/05/2014 05:12 EDT

Pauline Marois se réjouit de la prédominance du thème de l'intégrité au débat

MONTRÉAL - La chef péquiste Pauline Marois s'est réjouie que l'intégrité se soit retrouvée au coeur de nombreux échanges au cours du débat de jeudi soir, et ce, même si son adversaire caquiste l'a grillée concernant le «deal» allégué entre son époux, Claude Blanchet, et la FTQ.

Les échanges entourant l'éthique ont été musclés tout au long de la joute oratoire, notamment lorsque le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, prenait la parole. Mais c'est sa façon de travailler, a plaidé Mme Marois, qui soutient être demeurée «polie» au fil des discussions.

Si le débat a donné lieu à des échanges corsés entre les deux anciens compagnons d'armes péquistes, ceux-ci avaient clairement pour cible principale Philippe Couillard, que plusieurs sondages placent en avance dans les intentions de vote.

Selon Mme Marois, cela aura permis de «bien camper le fait» que l'élection d'un gouvernement du Parti libéral se traduirait par le retour au pouvoir de «la vieille équipe libérale» (que celle de l'ex-premier ministre Jean Charest) et des «mêmes vieilles recettes».

La leader estime par ailleurs avoir été claire sur la question du référendum. Elle a réitéré jeudi soir qu'il n'y aurait pas de référendum tant que les Québécois ne seraient pas «prêts».

Pauline Marois s'est dite «bien consciente» que la population ne veut pas d'un référendum «à ce moment-ci». Et s'ils n'en veulent pas, «je vais être capable de les écouter», a-t-elle affirmé en point de presse.

Elle a bien écouté M. Couillard lorsqu'il a déclaré, pendant le débat, que Fatima Houda-Pepin avait quitté le caucus libéral de son propre chef et qu'elle n'avait pas été éjectée.

«Je ne l'ai pas repris, mais vous lirez les propos de Mme Pepin là-dessus; ce n'est pas très élogieux sur M. Couillard; elle a dit qu'il dit noir un jour et blanc le lendemain», a-t-elle expliqué en point de presse.

La principale intéressée, qui se présente comme candidate indépendante dans la circonscription de La Pinière, en banlieue de Montréal, a réagi aux propos de son ancien chef sur Twitter.

«Ce n'est pas moi qui ai quitté le caucus libéral. Philippe Couillard a exigé de moi de piler sur mes convictions», pouvait-on lire jeudi soir sur son fil.