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27/03/2014 05:23 EDT | Actualisé 27/05/2014 05:12 EDT

L'Iran appelle l'ONU à agir pour la libération de ses militaires enlevés

L'Iran a exhorté les Nations unies à agir pour obtenir la libération de ses cinq gardes-frontières enlevés en février par un groupe rebelle sunnite à la frontière avec le Pakistan, a rapporté jeudi la presse locale.

Le ministre des Affaires étrangères Mohamad Javad Zarif a envoyé mercredi un message au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon pour demander que la communauté internationale agisse rapidement, soulignant que "la condamnation des actes de terrorisme ne suffit pas à elle seule".

Les cinq militaires iraniens ont été enlevés le 6 février dans la province du Sistan-Balouchistan (sud-est) par le groupe Jaish-ul Adl (Armée de la justice), qui affirme combattre depuis 2012 pour les droits de la minorité sunnite en Iran, pays à majorité chiite.

Le groupe, qui selon l'Iran a fui au Pakistan, a annoncé dimanche sur son site internet avoir exécuté l'un des militaires Jamshid Danayifar et menacé de tuer un autre otage si Téhéran refusait de "libérer les prisonniers sunnites".

L'Iran a fait part mercredi au Pakistan de ses "sérieuses inquiétudes" concernant le sort de ce garde-frontières et réclamé qu'il "agisse rapidement et sérieusement" en vue de la libération des otages.

Les autorités iraniennes et pakistanaises n'ont pas confirmé la mort du militaire, selon l'agence officielle Irna.

Mais M. Ban a condamné mardi l'annonce de cette exécution, réclamant que "les auteurs soient jugés".

M. Zarif a lié cet enlèvement à ce qu'il a présenté comme "des atrocités commises contre les citoyens iraniens, y compris des diplomates et d'autres responsables", selon une copie de la lettre envoyée à l'ONU et publiée sur sa page Facebook.

Il a dénoncé les attaques contre l'Iran menées selon lui par "des groupes extrémistes financés par des Etats".

M. Zarif n'a pas nommé de pays mais les responsables iraniens ont rendu responsables des rivaux régionaux, particulièrement le royaume sunnite saoudien, d'un certain nombre d'attaques contre les missions diplomatiques d'Iran au Liban, au Pakistan et au Yémen.

Une source diplomatique à Téhéran a affirmé que la lettre iranienne pourrait ouvrir la voie à un débat à l'ONU sur "le terrorisme parrainé par les Etats" qui est un problème régional.

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