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27/03/2014 11:23 EDT | Actualisé 27/05/2014 05:12 EDT

Legault est confiant que ce second débat marquera un «tournant historique»

MONTRÉAL - Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, estime que le second débat électoral marquera non seulement un point tournant dans cette campagne, mais bien un «tournant historique» au Québec.

Le leader caquiste s'est dit «très, très content» de sa performance de jeudi soir — en coulisses, son entourage se félicitait d'ailleurs de sa prestation — et il estime qu'après ce débat, «quelque chose devrait commencer à changer».

Il a dit espérer qu'à l'issue de cette joute oratoire, les électeurs du Québec se rallieraient à la CAQ, qui arrive invariablement en troisième position dans l'ensemble des sondages publiés depuis le déclenchement des élections.

Car tandis que les deux vieux partis continuent à s'entredéchirer, la CAQ propose de son côté un «virage en faveur des contribuables du Québec», a plaidé M. Legault lors du point de presse.

Aux yeux du chef, on aura ainsi assisté jeudi soir à un «tournant historique», qui permettra de tourner la page sur quatre décennies de «paralysie» et d'«immobilisme» gravitant autour d'un référendum «que personne ne veut au Québec».

Les projecteurs devraient donc de nouveau se braquer sur les enjeux économiques au détriment d'autres dossiers moins prioritaires d'ici le scrutin du 7 avril, croit M. Legault.

Il juge être le mieux placé des chefs des trois grands partis pour donner un coup de barre sur le plan économique.

«On a besoin d'un homme d'affaires. Pas d'une travailleuse sociale, pas d'un médecin», a-t-il raillé, faisant référence aux formations académiques de Pauline Marois et de Philippe Couillard, respectivement.

À l'instar de sa rivale péquiste, François Legault n'a pas ménagé le chef libéral Philippe Couillard, dont le parti semble avoir profité du déplacement du vote caquiste. Il n'a pas épargné non plus son ancienne compagne d'armes au PQ, la première ministre sortante Pauline Marois.

M. Legault a affirmé que s'il s'était montré agressif lors de certains échanges, c'était parce qu'il «haïssait» entendre des gens tenir des propos qui ne correspondent pas à la «vérité».

«Je pense que tout le monde au Québec comprend que Mme Marois a été électoraliste en essayant de faire porter l'élection sur la charte, et là on voit qu'elle s'est trompée. Il fallait lui dire», a-t-il dit lancé, sourire en coin.