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27/03/2014 08:33 EDT | Actualisé 27/05/2014 05:12 EDT

La Lettonie doit réviser sa politique des langues selon l'ONU

La Lettonie doit réviser sa politique des langues, pour mieux prendre en compte l'importante minorité russophone, a estimé jeudi le Comité des droits de l'Homme de l'ONU.

Comme tous les membres de l'ONU, la Lettonie doit périodiquement se soumettre à l'examen de la mise en oeuvre des dispositions du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

Dans ses conclusions publiées jeudi, le Comité de l'ONU se dit préoccupé par le fait que certaines personnes puissent habiter en Lettonie avec le statut de "non-citoyen".

Il déplore aussi les "effets discriminatoires de l'exigence de maîtrise de la langue sur l'emploi des groupes minoritaires" et "l'exclusion des résidents +non-citoyens+ de certaines professions".

Le letton est la seule langue officielle en Lettonie, pays qui compte deux millions d'habitants.

Les Russes ethniques représentent 27% de la population de ce pays membre de l'Union européenne. En 2012, la Lettonie a largement refusé par référendum (75% de non) de faire de la langue russe la seconde langue officielle du pays.

Comme en Estonie, pour obtenir la citoyenneté du pays, ils doivent passer des tests de connaissance de la langue lettone. En conséquence, quelque 13% de la population est apatride.

Mais la Lettonie estime que sa législation -- établie après son indépendance en 1991 suite à la désintégration de l'URSS -- a pour objectif de redresser les torts de l'ère soviétique.

Moscou a annexé la Lettonie durant la Deuxième Guerre mondiale. Des millions de lettons avaient alors été déportés en Sibérie, tandis que des russophones avaient été envoyés en Lettonie.

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