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27/03/2014 12:48 EDT | Actualisé 27/05/2014 05:12 EDT

Afghanistan: le rétablissement du petit Abouzar est un "miracle" (famille)

Il sourit, il joue: le rétablissement du petit Abouzar est un "miracle", a estimé jeudi sa famille, une semaine après l'attaque de l'hôtel Serena de Kaboul qui a coûté la vie à son père, le journaliste de l'AFP Sardar Ahmad, à sa mère et à ses frère et soeur.

Allongé dans son lit d'hôpital, la tête bandée, Abouzar Ahmad, deux ans et dix mois, s'amuse avec un jouet-ventilateur dont il fait tourner l'hélice en appuyant sur un bouton. Derrière sa tétine, un sourire.

"Ça se passe très bien", a expliqué à l'AFP Luca Radaelli, coordinateur médical de l'hôpital Emergency de Kaboul, où l'enfant avait été transféré juste après l'attaque dans laquelle neuf personnes, dont son père Sardar Ahmad, 40 ans, sa mère Homaira, sa soeur Nilofar, 6 ans, et son frère Omar, 5 ans, ont été tuées.

"Il est alerte, il a conscience de son environnement", a ajouté le Dr Radaelli. "Il n'y a pas de signe de complication, mais nous aurons besoin d'une évaluation pour déterminer s'il y a des lésions au cerveau, et le garçon aura besoin de faire beaucoup de physiothérapie".

Abouzar avait été blessé à la tête, à la poitrine, au bras et à la cuisse quand quatre tireurs avaient ouvert le feu à l'hôtel Serena, le plus luxueux de Kaboul, le 20 mars dernier.

Abouzar avait quitté mardi le service de soins intensifs de l'hôpital Emergency, géré par l'ONG italienne du même nom.

"Je l'ai vu sourire pour la première fois aujourd'hui, et il m'a même donné un petit coup de poing!", s'est réjoui Bashir Mirzad, son oncle, après une visite de la famille au chevet de l'enfant. "Nous avons de l'espoir pour l'avenir, après cette tragédie. C'est un miracle".

Les funérailles de Sardar Ahmad, de sa femme et de leurs deux enfants tués dans l'attaque ont eu lieu dimanche dans la capitale afghane. Mercredi soir, une veillée aux chandelles organisée en leur hommage a rassemblé plus d'une centaine de personnes dans la capitale afghane.

Ahmad, 40 ans, était un pilier du bureau de l'AFP à Kaboul, pour lequel il travaillait depuis 2003.

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