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26/03/2014 11:16 EDT | Actualisé 26/05/2014 05:12 EDT

Tunisie: l'instance électorale toujours pas opérationnelle

L'instance chargée d'organiser des élections en Tunisie avant la fin de l'année n'est toujours pas opérationnelle, notamment parce qu'elle n'a pas encore de locaux, a déploré mercredi son président alors que la loi électorale doit être débattue début avril.

"En tête des entraves (rencontrées par l'instance), la question des locaux, le local principal et les antennes" régionales, a déclaré le président de l'ISIE, Chafik Sarsar, à la radio privée Shems FM.

Le siège du RCD, le parti dissous du président déchu Zine El Abidine Ben Ali, a été évoqué pour accueillir l'instance mais cette proposition n'a pas été officialisée.

"Il y a eu une promesse solennelle (en ce sens) mais aujourd'hui nous ne savons toujours pas s'il y a des données précises et juridiques à ce sujet", a dit M. Sarsar.

Il faut que "l'ISIE soit fixée sur ses moyens", a-t-il aussi souligné, alors qu'en février déjà il avait relevé que l'instance était dans l'attente de se voir allouer enfin un budget.

Le président de l'ISIE a appelé les autorités à "tenir les promesses" faites à l'instance et les députés à accélérer l'adoption de la loi électorale dont l'élaboration a pris du retard.

"La Constitution dit clairement que les élections doivent être organisées avant la fin 2014", a-t-il dit lors d'une conférence de presse.

La Tunisie doit organiser des élections présidentielle et législatives pour parachever le processus de transition déclenché par la révolution de janvier 2011. Une nouvelle loi fondamentale a été adoptée fin janvier à l'issue de deux ans de disputes, notamment entre les islamistes majoritaires et leurs opposants.

Le projet de loi électorale doit être débattu en plénière par l'Assemblée nationale constituante les 7 et 8 avril, a indiqué à l'AFP Karima Souid, assesseur chargée de l'information. Le débat s'annonce difficile, nombre d'élus et de membres de la société civile ayant critiqué différents aspects du texte.

Les islamistes du parti Ennahda ont laissé le pouvoir début 2014 à un gouvernement d'indépendants dirigé par Mehdi Jomaa. Ce dernier a souligné que sa priorité était la tenue des élections courant 2014.

iba/alf/cco