NOUVELLES
26/03/2014 06:07 EDT | Actualisé 26/05/2014 05:12 EDT

Qui a retiré la pancarte de la CAQ?

Le candidat de la Coalition avenir Québec, Éric Caire, affirme qu'une de ses pancartes électorales dénonçant le projet de voie réservée sur Henri-IV a été retirée la nuit dernière, puis réinstallée par la suite.

Le candidat qui a montré du doigt le ministère des Transports lors d'un point de presse mercredi matin soutient que ce retrait temporaire de la pancarte coïncide avec le passage de patrouilleurs du ministère des Transports lors de l'installation des affiches durant la nuit.

« Nos bénévoles vers 3 h, 3 h 30 ont fait un compte-rendu en signalant qu'effectivement l'affichage qui avait été fait avait été retiré et on a constaté que suite au point de presse de ce matin, l'affiche était de retour », affirme M. Caire.

Éric Caire affirme que des patrouilleurs avaient exigé des bénévoles qu'ils cessent l'affichage et les avaient avisés que les pancartes seraient retirées au matin.

Les six pancartes ont finalement toutes été installées le long de l'autoroute un peu plus tard, sous le regard des patrouilleurs de la MTQ. Éric Caire parle d'acharnement.

« C'est difficile de ne pas voir de l'acharnement quand des patrouilleurs, des gens payés par le MTQ, suivent une équipe qui respecte intégralement les règles à la lettre, mais l'esprit de la loi aussi. Et le fait est que les six pancartes sont là où elles devaient être initialement et il n'y a personne qui nous a appelés pour dire que c'est illégal », dit-il.

Version contradictoire de la MTQ

Le porte-parole du MTQ, Guillaume Paradis, a pour sa part affirmé mercredi que le ministère n'avait retiré aucune pancarte. Les patrouilleurs ont seulement avisé les bénévoles de la non-conformité de leurs pancartes, a fait savoir M. Paradis.

« Le personnel du ministère des Transports a immédiatement avisé les travailleurs d'élection que ces affiches ne respectaient pas les normes du ministère des Transports et qu'elles devraient éventuellement être retirées », a-t-il précisé.

Guillaume Paradis affirme que le ministère a aussi avisé les poseurs d'affiches qu'ils ne respectaient pas les mesures de sécurité pour ce genre de travaux.