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26/03/2014 05:09 EDT | Actualisé 26/05/2014 05:12 EDT

Paix en Colombie : les Farc expriment leur "optimisme"

La guérilla colombienne des Farc a exprimé mercredi son "optimisme" quant à l'éventuelle conclusion d'un accord de paix qui mettrait fin à un conflit de plus d'un demi-siècle en Colombie, dans le cadre des négociations qu'elle mène à Cuba avec le gouvernement depuis novembre 2012.

Célébrant l'anniversaire de la mort de leur fondateur, Manuel Marulanda Velez, alias "Tirofijo", la délégation des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) a souligné que "des avancées ont été acquises dans la construction d'accords" avec le gouvernement.

"Aujourd'hui, nous sommes à La Havane, à la recherche de la paix. Nous sommes optimistes", a souligné Pablo Catatumbo, un des délégués de la guérilla lors d'un hommage à Marulanda, décédé de mort naturelle à 77 ans le 26 mars 2008.

"Marulanda fut un combattant de la paix", a affirmé Pablo Catatumbo, tandis que la guérillera hollandaise de la délégation des Farc, Tanja Nijmeijer, jouant de la guitare, chantait un hommage à Marulanda composé par un membre des Farc.

Gouvernement et guérilla ont déjà conclu des accords partiels sur deux des six points de l'ordre du jour des conversations de paix, le développement rural et la participation des Farc à la vie politique.

Les deux parties discutent depuis plusieurs mois du trafic de drogue, avant d'aborder les trois points restants, le dédommagement des victimes du conflit, la fin effective du conflit et le processus de ratification d'un éventuel accord général.

Par ailleurs, les Farc ont indiqué qu'en "aucun cas, elles ne remettraient" aux "autorités ennemies" les responsables de la mort de deux policiers tués il y deux semaines lors d'une opération armée en Colombie.

"Si les miliciens devaient répondre d'un délit, ce serait devant une juridiction de la guérilla", a affirmé un communiqué signé du commandant en chef des Farc, Rodrigo Londoño Echeverri, alias "Timochenko".

Le ministre colombien de la Défense Juan Carlos Pinzon avait assuré la semaine dernière que les Farc "devraient remettre les responsables de la torture et de l'assassinat de nos policiers", après que la guérilla eut reconnu sa responsabilité dans leur mort.

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