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26/03/2014 06:33 EDT | Actualisé 26/05/2014 05:12 EDT

Nigeria: Shell déclare l'état de "force majeure" sur ses exportations de pétrole

La compagnie de pétrole anglo-néerlandaise Royal Dutch Shell a déclaré mercredi l'état de "force majeure" sur ses exportations de pétrole brut en provenance du Nigeria, alors qu'elle s'efforce de réparer l'un de ses oléoducs saboté.

La filiale de Shell au Nigeria (SPDC) a précisé que cet état de "force majeure" était effectif depuis mardi en raison des réparations en cours sur l'oléoduc le plus important du terminal de Forcados, dans l'ouest du Delta du Niger (sud).

La clause de "force majeure", courante dans les milieux pétroliers et déjà invoquée par Shell au Nigeria, permet à la compagnie de suspendre ses obligations contractuelles, telles que les livraisons de pétrole et de gaz, à la suite d'événements imprévus, sans encourir de pénalités.

Le géant pétrolier a indiqué que l'oléoduc a été arrêté après la découverte d'une fuite le 4 mars, entraînant la suspension des exportations de pétrole brut provenant du terminal de Forcados, d'une capacité de 400.000 barils de pétrole par jour.

Shell a dénoncé les vols à répétition de pétrole et le sabotage de ses principaux oléoducs, source majeure de fuite et de pollution dans la région de production du pétrole.

Les vols de pétrole brut sont un problème majeur au Nigeria et représentent, selon les estimations, des pertes de 6 milliards de dollars (4,3 milliards d'euros) de chiffre d'affaires par an.

Le Nigeria est le plus gros producteur de pétrole en Afrique, avec une capacité de plus de de deux millions de barils par jour.

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