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26/03/2014 09:26 EDT | Actualisé 26/05/2014 05:12 EDT

Les différentes institutions vénézuéliennes s'unissent contre les opposant

CARACAS, Venezuela - Les institutions militaires, parlementaires et judiciaires vénézuéliennes se sont ralliées derrière le président Nicolas Maduro pour réagir durement aux différents mouvements d'opposition qui secouent le pays.

La Cour suprême a condamné le maire d'opposition d'une ville frontalière à un an de prison pour ne pas avoir fait enlever les barricades mises en place par des manifestants antigouvernementaux. Elle a condamné un autre maire à une peine d'emprisonnement pour les mêmes raisons, la semaine dernière.

M. Maduro a accusé à de nombreuses reprises les manifestants de vouloir le renverser par un coup d'État. Il a rappelé que la majorité des élections municipales tenues en décembre avaient été remportées par des candidats progouvernementaux.

M. Maduro a annoncé mardi l'arrestation de trois généraux des forces aériennes du pays, les accusant d'avoir fomenté un coup d'État.

Diego Moya-Ocampos, un expert de l'Amérique latine à la firme IHS, a dit que les arrestations servaient à transmettre un message aux troupes. «Le gouvernement les prévient: 'faite attention à qui vous parlez sinon vous risquez de perdre votre carrière'».

«Plus Maduro fait face à de l'opposition, plus il s'éloigne de la démocratie», a ajouté M. Moya-Ocampos.

Peu de précisions ont été apportées sur les arrestations. Le président Maduro a pointé du doigt une des plus éminentes opposantes du régime, Rocio San Miguel, comme étant celle qui a tenté de rencontrer les trois officiers arrêtés.

Mme San Miguel a indiqué à l'Associated Press qu'elle ne savait rien des accusations, ajoutant qu'aucun coup d'État contre M. Maduro était possible en raison de l'important accroissement du rôle des militaires au sein du gouvernement.

L'armée a juré sa loyauté au président, insistant sur son appui indéfectible. Elle s'est engagée à continuer de protéger le peuple, à sauvegarder la souveraineté du pays et d'appuyer le président constitutionnellement élu.

Une élue du parlement, Maria Corina Machado, une opposante réputée, était de retour d'un séjour au Pérou. Elle a dirigé une manifestation regroupant des centaines de personnes dans les rues de Caracas, mercredi. Le parti au pouvoir a affirmé avoir déchu Mme Machado de son siège, la privant de son immunité parlementaire après qu'elle eut critiqué le gouvernement lors d'une rencontre avec des diplomates régionaux à Washington.