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26/03/2014 09:44 EDT | Actualisé 26/05/2014 05:12 EDT

Le pétrole en hausse à New York malgré des stocks US attendus en hausse

Les prix du pétrole ont ouvert en hausse mercredi à New York, soutenus par des craintes sur l'approvisionnement en brut en Libye et en Russie, malgré une nouvelle hausse attendue des stocks de brut aux États-Unis.

Vers 13H20 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en mai s'appréciait de 68 cents à 99,87 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Comme la veille, "les cours du pétrole continuent à évoluer par à-coups, réagissant tour à tour aux nouvelles haussières et baissières, (...) même s'ils ne sortent pas d'une fourchette de prix limitée depuis quatre séance", a commenté Matt Smith, de Schneider Electric.

Le marché pétrolier était soutenu d'un côté par des tensions en Afrique, provoquant des "interruptions de production" en Libye et au Nigeria, ont indiqué les analystes de Commerzbank.

La compagnie de pétrole anglo-néerlandaise Royal Dutch Shell a déclaré mercredi l'état de "force majeure" sur ses exportations de pétrole brut en provenance du Nigeria, alors qu'elle s'efforce de réparer l'un de ses oléoducs saboté.

L'oléoduc avait été arrêté après la découverte d'une fuite le 4 mars, entraînant la suspension des exportations de pétrole brut provenant du terminal de Forcados, d'une capacité de 400.000 barils de pétrole par jour.

Les vols de pétrole brut sont un problème majeur au Nigeria, qui est le plus gros producteur de pétrole en Afrique.

En Libye, la production continuait de diminuer, s'établissant maintenant à moins de 200.000 barils par jour selon plusieurs analystes.

Le secteur pétrolier libyen est très perturbé depuis l'été, à cause de divers mouvements de protestations, notamment de la part de rebelles qui réclament l'autonomie de la région orientale de Libye.

Les opérateurs continuent d'autre part à suivre l'évolution de la situation en Crimée, surveillant toute nouvelle escalade des tensions entre les Occidentaux et la Russie, a noté M. Smith.

La hausse des prix restait cependant limitée par l'attente d'un nouveau gonflement des stocks de brut avant la parution dans la matinée d'un rapport du département américain de l'Energie (DoE) pour la semaine achevée le 21 mars.

Selon les analystes interrogés par l'agence Dow Jones, les réserves de brut auraient progressé de 2,8 millions de barils, tandis que les stocks d'essence et de produits distillés (dont le gazole et le fioul de chauffage) auraient chacun reculé de 1,3 million de barils.

Si la progression des réserves était confirmée, il s'agirait de la 10e semaine consécutive de hausse de ces réserves de pétrole. Elles ont progressé de 26 millions de barils depuis janvier.

"L'annonce d'une réouverture partielle du Houston Ship Channel pour réduire l'engorgement du brut" aux portes du golfe du Mexique, contenait également les prix, a noté Matt Smith.

Cet important couloir de navigation a été fermé à la suite d'une collision samedi entre une barge pétrolière et un navire qui a provoqué la formation d'une importante nappe de pétrole à l'entrée du port de Houston (Texas, sud).

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