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26/03/2014 09:21 EDT | Actualisé 26/05/2014 05:12 EDT

Le principal tabloïd d'Equateur mis à l'amende

Le principal tabloïd d'Equateur a été sanctionné financièrement pour avoir tardé à procéder à des rectifications demandées par l'autorité de contrôle des médias, un organe contesté par l'opposition.

Le journal Extra, le plus vendu dans le pays avec 150.000 exemplaires par jour, devra payer une "amende équivalent à 10% de ses recettes des trois derniers mois", a indiqué l'autorité de contrôle de l'information et de la communication (Supercom), dans une décision diffusée mardi soir.

Cette autorité de contrôle a été créé l'an dernier à l'initiative du président Rafael Correa, un dirigeant socialiste en conflit ouvert avec la presse privée qu'il accuse de vouloir "convertir l'information en marchandise", mais aussi de dénigrer son gouvernement.

Les rectifications réclamées portaient sur le titre et le contenu, jugé imprécis, d'articles relatant des faits divers, un homme condamné pour détention de drogue et un accident de voiture mortel.

L'éditeur du journal, Juan Yepez, s'est déclaré "surpris" par cette sanction, affirmant que les "rectifications avaient été faites". Toutefois, l'autorité de contrôle a estimé que le délai imparti n'avait pas été respecté.

Le tabloïd, qui avait été déjà publiquement critiqué pour avoir publié des photos de femmes dénudées, fait aussi l'objet d'une procédure judiciaire pour non-respect des consignes de la Supercom.

Cette autorité de contrôle suscite une polémique en Equateur où elle est considérée par l'opposition comme un outil de censure, une inquiétude relayée par certaines associations internationales.

En mars dernier, elle avait sanctionné un caricaturiste de presse, l'obligeant à rectifier un dessin considéré comme injurieux par le président Correa.

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