NOUVELLES
26/03/2014 09:53 EDT | Actualisé 26/05/2014 05:12 EDT

Le cas d'un enfant blessé par balle dans l'attaque d'une église en Une de la presse kenyane

Le cas d'un petit garçon kényan d'un an et demi, atteint d'une balle dans la tête dimanche lors de l'attaque d'une église, et depuis en attente d'une intervention chirurgicale, fait la Une mercredi de tous les journaux kenyans.

Le sort de Satrin Osinya, photographié en Une dans les bras de son père, émeut tout les Kenyans notamment parce que la balle qui s'est logée dans sa tête est la même qui, selon les médecins, a tué sa mère au moment où elle faisait rempart de son corps pour le protéger.

Les médecins de Nairobi, où l'enfant a été transféré, ont confié qu'ils allaient fort probablement devoir attendre encore deux semaines que l'hématome dans la boîte crânienne de l'enfant diminue avant de pouvoir l'opérer, précisant que sa vie n'était pas en danger.

"Nous pourrions décider de ne pas retirer la balle, mais j'ai prévenu les parents qu'il y a aurait alors des risques d'épilepsie ou bien que l'enfant développe des problèmes de vision", a indiqué le chef du département de neurochirurgie de l'hôpital national Kenyatta à Nairobi, ajoutant qu'"il n'y a pas d'opérations sans risques".

Six personnes sont mortes au cours de l'assaut mené pendant le service dominical d'une église évangélique de Likoni, un faubourg de Mombasa, deuxième ville du pays située en bordure de l'Océan Indien.

L'attaque, qui n'a pas été revendiquée, survient au moment où le pays est censé être en état d'alerte, notamment depuis qu'une bombe a fait long feu mi-janvier dans un café de l'aéroport international de Nairobi.

Le Kenya a été la cible d'une série d'attaques - dont plusieurs visant des églises - depuis que son armée est entrée en Somalie en octobre 2011 pour y combattre les islamistes somaliens shebab.

Les shebab, affiliés à Al-Qaïda, ont notamment revendiqué l'assaut mené en septembre 2013 contre le centre commercial de Westgate à Nairobi, où un commando a ouvert le feu aveuglément sur les commerçants et clients, faisant au moins 67 morts.

La Force de l'Union africaine en Somalie (Amisom) - à laquelle le contingent kényan en Somalie a été intégré en 2012 - mène actuellement une offensive d'ampleur contre les shebab dans plusieurs régions du pays voisin du Kenya.

Le ministre de l'Intérieur kényan Joseph Ole Lenku à ordonné mardi aux réfugiés de rejoindre immédiatement les camps de Dadaab (est) et de Kakuma (nord-ouest), leur interdisant de se trouver hors de l'un de ces deux centres, après l'attaque de dimanche et un attentat récemment déjoué. Les autorités ont parallèlement annoncé le déploiement de 500 policiers supplémentaires à Nairobi et Mombasa,

mom-pjm/eln/sas/jpc