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26/03/2014 03:00 EDT | Actualisé 25/05/2014 05:12 EDT

Kerry tente de sauver les négociations israélo-palestiniennes

John Kerry a écourté mercredi une visite en Italie pour se rendre au Proche-Orient afin de tenter de maintenir en vie les négociations de paix israélo-palestiniennes.

Le secrétaire d'État américain est arrivé en Jordanie, où il va s'efforcer d'arracher au président palestinien, Mahmoud Abbas, un engagement à prolonger les discussions avec Israël.

L'État hébreu doit libérer samedi un dernier groupe de prisonniers palestiniens dans le cadre des mesures destinées à créer un climat de confiance entre les deux parties.

Avant de procéder à ces libérations, qui concernent 30 prisonniers ,selon la principale organisation palestinienne d'aide à ces détenus, Israël veut obtenir la garantie que Mahmoud Abbas n'abandonnera pas ensuite les négociations de paix directes, relancées en juillet sous l'égide des États-Unis.

Des responsables américains ont prévenu depuis longtemps qu'Israël n'avait fourni aucune garantie sur le fait que ces libérations auraient bien lieu samedi.

Les États-Unis avaient initialement fixé comme objectif à ces négociations d'aboutir à un accord d'ici fin avril. John Kerry s'emploie désormais à obtenir des deux parties qu'elles s'entendent sur un cadre pour la poursuite des discussions.

Le secrétaire d'État américain a entamé sa visite à Amman par un entretien avec le roi Abdallah de Jordanie, qui fait lui aussi office de médiateur entre Israéliens et Palestiniens. Il a eu aussi une conversation téléphonique avec le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, au cours des trois heures de vol en provenance de Rome, ont dit des responsables américains. Les deux hommes doivent se parler à nouveau après le dîner prévu entre John Kerry et Mahmoud Abbas.

Les efforts du secrétaire d'État américain sont compliqués par le communiqué adopté mercredi par les dirigeants de la Ligue arabe, qui proclament leur refus de reconnaître Israël en tant qu'État juif.

À l'issue d'un sommet de deux jours au Koweït, la Ligue arabe condamne en outre la poursuite de la colonisation juive en Cisjordanie occupée, un territoire que les Palestiniens revendiquent pour un futur État.

« Nous tenons Israël entièrement responsable de l'absence de progrès dans le processus de paix et de la tension persistante au Proche-Orient », ont déclaré les dirigeants de la Ligue. « Nous proclamons notre refus absolu et déterminé de reconnaître Israël en tant qu'État juif. »

Israël juge que le refus des Palestiniens de lui reconnaître le statut d'État juif constitue le principal point de blocage des négociations.