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25/03/2014 04:55 EDT | Actualisé 25/05/2014 05:12 EDT

Sommet de la Ligue arabe: les divergences d'opinion sont nombreuses

KOWEÏT CITY, Koweït - Les dirigeants des États membres de la Ligue arabe n'ont pas tenté de cacher leurs différents lors de leur sommet annuel au Koweït, certains dénonçant le soutien controversé du Qatar aux Frères musulmans ou encore l'enlisement de la guerre civile en Syrie.

Une journée d'allocutions des leaders qui se déroulait mardi dans le palais royal koweïtien a permis de révéler les nombreux sujets de discorde régnant au sein de la Ligue arabe.

Les tensions ont ressurgi trois ans après le printemps arabe ayant mené à la chute des régimes en Égypte, en Libye et en Tunisie. Certains soulèvements populaires avaient permis à des groupes islamistes, et plus particulièrement celui des Frères musulmans, de gagner en influence.

Les deux superpuissances du Moyen-Orient, l'Arabie Saoudite et l'Égypte, ont par ailleurs étiqueté ce groupe d'organisation terroriste. Ils ont rappelé leur ambassadeur du Qatar pour manifester contre le soutien du royaume aux Frères musulmans et dénoncer ce qu'ils considèrent comme de l'ingérence dans leurs affaires internes.

Les dirigeants de l'Arabie Saoudite, du Koweït et de l'Égypte avaient appelé à une action concertée dans le dossier du terrorisme dès le premier jour du sommet, augmentant du même coup la pression contre le Qatar.

Le cheikh Tamim bin Hamad Al-Thani a riposté en exigeant que l'Égypte entame un «dialogue politique complet» pour assurer la stabilité au pays. Ce commentaire était une critique à peine voilée de la violente répression des Frères musulmans par le gouvernement intérimaire égyptien, qui profite du soutien de l'armée.

Le secrétaire de la Ligue arabe, Nabil Elarabi, a de son côté déclaré qu'un accord négocié dans le conflit syrien demeurait, pour l'instant, impossible. Il a également prévenu que le conflit était «désastreux» pour l'ensemble de la région et menaçait la sécurité des pays frontaliers de la Syrie.

Le représentant de l'opposition syrienne, Ahmad Al-Jarba, a lancé un appel désespéré à une aide accrue de la Ligue arabe.