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25/03/2014 02:49 EDT | Actualisé 25/05/2014 05:12 EDT

RDC: les pays des Grands Lacs condamnent les mouvements rebelles du Nord-Kivu

Les pays de la région des Grands Lacs ont condamné mardi à Luanda les actions menées par les mouvements rebelles dans le Nord-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), qui déstabilisent le pays.

"Ces incidents néfastes doivent être contrôlés par les autorités compétentes (...) afin d'éviter qu'ils ne constituent une menace pour la stabilité de notre région", a déclaré le président angolais, José Eduardo dos Santos, lors de l'ouverture d'un sommet réunissant son pays, la RDC, le Congo, l'Afrique du Sud, le Rwanda, la Tanzanie et l'Ouganda.

Le président angolais a appelé à neutraliser les "forces négatives" à l'oeuvre à l'est de la RDC, dénonçant expressément deux mouvements, l'Alliance des forces démocratiques-Armée nationale de libération de l'Ouganda (ADF-Nalu) et les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), constituées de rebelles hutus rwandais.

"Nous devons lancer des actions multidisciplinaires, sur le plan politique, social et militaire si cela est nécessaire", a ajouté José Eduardo dos Santos, dont le pays dirige depuis le début de l'année la conférence internationale des Grands Lacs, organisation qui rassemble les pays de la région.

Dans le même temps, l'Afrique du Sud a prolongé jusqu'au 31 mars 2015 la mission de ses soldats déployés en RDC depuis avril 2013 dans le cadre de la Mission de l'ONU pour la stabilisation du Congo (Monusco).

"Il y a un engagement total vis-à-vis de la politique d'éradication des forces négatives pour la RDC comme pour le Rwanda (...) et pour les responsables de ces mouvements, ceux qui ont commis des crimes contre l'humanité, il faudra les poursuites judiciaires nécessaires", a déclaré Ntumba Luaba, le secrétaire exécutif de la conférence des Grands Lacs.

Après avoir mis en déroute les rebelles du M23, l'armée congolaise et la Monusco mènent depuis décembre 2013 des opérations contre l'ADF et les FDLR mais peinent à obtenir des résultats, appelant les pays africains à soutenir leur action.

em/liu/de