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25/03/2014 12:22 EDT | Actualisé 25/05/2014 05:12 EDT

Colombie: les Farc demandent la suspension des projets hydro-électriques et miniers

La guérilla colombienne des Farc a exigé mardi la suspension des projets miniers et hydroélectriques et proposé une nouvelle politique énergétique dans le cadre des conversations de paix qu'elle mène à Cuba avec le gouvernement colombien.

"En rejet du pillage de nos ressources naturelles, la Colombie rurale exige la construction d'un nouveau modèle énergético-minier pour le bénéfice de tous", affirme un communiqué des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) lu à la presse à l'ouverture d'une nouvelle journée de pourparlers.

"Ce sont les exigences légitimes des communautés, la concertation sur un nouveau modèle de redistribution de la rente pétrolière et un moratoire sur l'adjudication des concessions minières", poursuit le communiqué lu par Rodrigo Granda, un des délégués de la guérilla aux négociations qui ont débuté en novembre 2012 à La Havane.

"Le secteur minier n'est pas une activité d'utilité publique, ni d'intérêt social. En aucun cas, on ne peut approuver les projets miniers sans le préalable de cet intérêt social ou la consultation des communautés affectées", a ajouté Rodrigo Granda, en demandant également "la suspension des méga-projets hydroélectriques qui affectent les communautés".

La Colombie produit un million de barils/jour de pétrole et quelque 30 millions de tonnes de charbon par an. Son potentiel hydroélectrique est le deuxième d'Amérique latine, derrière le Brésil.

Ces exigences sont assez éloignées des conversations qui portent depuis plusieurs mois sur le trafic de drogue, troisième des six points de l'ordre du jour des négociations.

Deux accords partiels ont été conclus sur les deux premiers points, le développement rural et la participation de la guérilla à la vie politique après la conclusion d'un éventuel accord général de paix.

Les autres points à discuter sont les dédommagements aux victimes, la fin effective de ce conflit d'un demi-siècle, le plus vieux d'Amérique latine, et le processus de ratification d'un éventuel accord final.

Comme à son habitude, la délégation du gouvernement colombien au processus de paix s'est abstenue de toute déclaration à son arrivée au Palais des conventions de La Havane où se déroulent les négociations.

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