DIVERTISSEMENT
11/03/2014 10:05 EDT | Actualisé 11/03/2014 10:09 EDT

«Mensonges» sur Club illico: à chacun sa vérité

Courtoisie Sovimage

Vous pouvez nous croire sur parole. Si vous avez commis un crime, vous ne souhaitez absolument pas tomber sur le trio d’enquêteurs formé de Julie Beauchemin (Fanny Mallette), Maxime Moreli (Éric Bruneau) et Bob Crépault (Sylvain Marcel). Ces redoutables agents mèneraient la vie dure au bandit le plus endurci. Dans leurs interrogatoires, ils perçoivent tout et déjouent toutes les menteries et tous les alibis. Et si l’un deux fait fausse route dans ses déductions, ses collègues sauront bien le ramener sur la bonne piste avec le détail, l’indice qui leur échappait jusque-là à tous, mais qui changera complètement le cours de l’affaire.

C’est sur Julie, Maxime et Bob que repose la nouvelle série policière Mensonges, un produit de très grande qualité de 10 épisodes d’une heure, qui sera disponible intégralement ce jeudi, 13 mars, sur le Club illico de Vidéotron. Première fiction créée originalement pour addikTV, Mensonges aboutira ensuite sur cette chaine spécialisée le 12 juin prochain et sera peut-être reprise éventuellement à TVA, même si rien n’a encore été officiellement confirmé en ce sens. La productrice Sophie Deschêne, de la boîte Sovimage, est à la tête de cette aventure vouée à connaître un beau succès.

Si vous êtes adepte du visionnement sur demande, on vous conseille fortement de vous rabattre immédiatement sur Mensonges. Si vous n’êtes pas déjà abonné à Club illico, il ne vous en coûtera que 9,99$ pour adhérer au service. Ce suspense finement écrit par Gilles Desjardins (qui avait déjà donné dans le thriller avec Musée Éden) et réalisé avec grand soin par Sylvain Archambault (Le Négociateur, Les Lavigueur, la vraie histoire) vous captivera et vous intriguera. Vous aussi, vous vous creuserez la tête pour trouver le fautif. L’énumération de la panoplie d’acteurs de renom qui défileront au fil de la saison dans des rôles épisodiques (Antoine Bertrand, Magalie Lépine-Blondeau, Henri Chassé, Brigitte Lafleur, Pierre Curzi, Paul Doucet, Nathalie Coupal, Sophie Prégent, Jacques Godin et Jean-Nicolas Verreault, entre autres) achèvera sans doute de vous convaincre de tendre l’œil.

Huit-clos

Le cœur de Mensonges, ce sont donc les interrogatoires serrés menés par l’Escouade des homicides de Montréal, dont le noyau dur est composé des trois experts cités plus haut. Des «duels», comme l’a habilement mentionné l’auteur, Gilles Desjardins, qui ont posé tout un défi au réalisateur, Sylvain Archambault, qui a dû recréer l’ambiance étouffante de ce genre de huis-clos.

Julie Beauchemin n’a pas son pareil pour coincer un malfaiteur dans un échange entre quatre yeux et lui faire cracher la vérité à force de ruse et de subtils détours. On ne lui en passe pas une. Son collègue Bob Crépault est un bonhomme attachant et sympathique, qui échappe parfois des blagues grivoises, mais qui ne manque pas de sérieux pour autant dans son boulot. Mensonges s’ouvre alors que les rejoint Maxime Moreli, un spécialise en détecteur de mensonges. Le jeune homme au charme irrésistible, charismatique, se fie pour sa part à son sens de l’observation sans failles pour briller dans ses fonctions. Et il tire très habilement son épingle du jeu.

Chaque épisode s’articule autour d’une enquête qui oppose trois suspects (à quelques exceptions près, où il pourrait y en avoir plus ou moins) et est bouclée à la fin de l’heure. En premier lieu, on se penchera sur le meurtre d’un homme commis dans une pourvoirie. Un chasseur aux manières un peu rustres (Antoine Bertrand), de même que l’épouse et l’employée un peu pincée de la victime (Catherine Bérubé et Monia Chokri) auraient tous de bonnes raisons d’avoir orchestré le départ du monsieur. On étudiera la thèse du chassé-croisé passionnel avant de se rendre compte que la réponse est complètement ailleurs. Puis, un docteur se fait tirer dessus dans le stationnement d’un casino. Les soupçons pointent immédiatement vers un tueur à gages à l’emploi du crime organisé (Bruno Verdoni). En fouillant, on réalisera que la femme et la fille de ce dernier (Ellen David et Sasha Migliarese) pourraient être impliquées dans le drame… mais pas du tout de la façon qu’on l’imagine à prime abord.

Les soubresauts qui bardassent la vie personnelle de nos héros, eux, s’étaleront sur les 13 heures. Rapidement, on sent que le courant passe entre Julie et Maxime quand celui-ci débarque au poste. L’arrivée du séduisant garçon survient alors que la relation de madame avec son conjoint, Vincent (David Savard), bat de l’aile et que sa fille de 11 ans, Romane (Jade Charbonneau), lui cause bien des soucis. La gamine a adopté la mauvaise habitude de fuguer régulièrement. Le père de Julie, Jean-Marc (Gabriel Arcand, qu’on voit trop rarement à la télévision) réapparaitra également dans le portrait, au grand déplaisir de cette dernière. Dans ces circonstances, Julie et Maxime consommeront-ils leur attirance? Et comment celle-ci se répercutera-t-elle sur leur collaboration professionnelle? Parmi les protagonistes réguliers de Mensonges, on fera aussi connaissance avec Carla Moreli (Mélissa Désormeaux-Poulin), la sœur de Maxime, une star de films pornographiques, et le lieutenant Marcel Lévesque (Pierre Verville), le patron sévère, mais juste, de nos trois mousquetaires.

On a annoncé, lundi, qu’une deuxième saison de Mensonges sera tournée dès la mi-août prochain. C’est dire à quel point Vidéotron et addikTV croient au projet. À ce jour, 60 000 foyers sont abonnés à Club illico, sorte de Netflix québécois, où on trouvera bientôt quelques 4000 titres et qui a généré, l’an dernier, 11 millions de visionnements.

Pour plus d’informations sur Club illico et s’abonner à la plateforme, on consulte le www.illico.tv/clubillico.

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