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11/03/2014 09:45 EDT | Actualisé 11/05/2014 05:12 EDT

Présidentielle au Salvador: un recours en nullité entraîne la suspension de la vérification des résultats

La droite salvadorienne a demandé mardi la nullité du second tour de la présidentielle suite au refus du Tribunal électoral de recompter les bulletins un à un, une décision qui a mené à la suspension de la vérification des procès-verbaux qui venait de débuter.

Le candidat de droite, Norman Quijano, officiellement battu d'une très courte tête mais qui a tout de même revendiqué la victoire, a indiqué lors d'une conférence de presse être en train de "présenter un recours en nullité du processus électoral du 9 mars", et demander "de nouvelles élections".

"Nous avons présenté un recours en nullité des élections car nous considérons qu'il y a partialité du Tribunal suprême électoral" (TSE), a affirmé M. Quijano, qui a dénoncé dimanche soir des "fraudes".

M. Quijano, de l'Alliance républicaine nationaliste (Arena), a expliqué avoir pris cette décision après avoir attendu en vain une réponse du TSE à sa demande de procéder à un nouveau décompte des bulletins "vote par vote".

Le TSE estime que la loi ne permet pas d'accéder à cette demande, le nombre de bulletins contestés étant inférieur à l'écart de voix entre les deux candidats.

La vérification débutée plus tôt dans la journée de mardi ne devait donc porter que sur les procès-verbaux des 10.445 urnes.

Mais, suite à l'annonce de M. Quijano, tous les représentants de l'Arena ont quitté les bureaux de vérification où ils se trouvaient en compagnie de représentants des différents partis, du procureur général et du parquet des droits de l'homme, notamment.

Ce retrait a entraîné la suspension de la vérification des actes, et les magistrats du TSE se trouvent actuellement en session pour analyser la situation.

"Si le Tribunal (électoral) rejette le recours en nullité que nous avons présenter, nous irons jusqu'à la Cour suprême de justice", a prévenu M. Quijano.

Sigfrido Reyes, président du Congrès et député du Front Farabundo Marti de libération nationale (FMLN, gauche), parti du candidat officiellement vainqueur du scrutin de dimanche, a qualifié le retrait des représentants de l'Arena de "caprice d'un parti", et a estimé qu'il s'agit d'une "stratégie de la tortue" pour "retarder le processus" de dépouillement final.

Jorge Velado, président de l'Arena, avait de son côté estimé plus tôt dans la journée que "pour que les résultats soient valides, il faut un comptage vote par vote (...) S'ils ne le font pas, c'est parce qu'ils nous ont volé l'élection en fraudant".

Le second tour de l'élection présidentielle dimanche a donné la victoire avec quelques milliers de voix d'avance seulement à Salvador Sánchez Cerén, candidat du FMLN, le parti de gauche au pouvoir.

Les résultats préliminaires accordent 50,11% des suffrages (1.494.144 voix) à M. Cerén contre 49,89% (1.487.510 voix) à Norman Quijano.

Le président élu doit prendre ses fonctions le 1er juin prochain.

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