POLITIQUE
11/03/2014 01:18 EDT | Actualisé 11/05/2014 05:12 EDT

Élections 2014: Le PQ devrait cesser de s'agiter parce qu'il fait mal au Québec, selon Couillard

SHERBROOKE, Qc - Le Parti québécois devrait enfin cesser de s'agiter sur l'enjeu de l'avenir du Québec parce qu'il fait mal au Québec à chaque fois.

C'est ce qu'a exigé mardi le chef libéral Philippe Couillard de ses adversaires, qu'ils abandonnent leurs velléités, leur projet politique, l'indépendance et le référendum pour y arriver.

«Chaque fois qu'il (le PQ) s'agite comme actuellement pour faire entrevoir un référendum, le Québec en sort affaibli», a-t-il déclaré mardi matin, en conférence de presse à Trois-Rivières. Cette agitation sur la question nationale et l'avenir politique est néfaste à ses yeux et le PQ aurait plutôt avantage à se tenir tranquille pour le bien du Québec.

Sur le même thème, Philippe Couillard a déclaré que l'indépendance du Québec détruirait tout le reste du Canada, parce que la province est une «partie essentielle» du pays. Le «caractère distinct» du Québec fait partie de ce qui rend le Canada si intéressant partout dans le monde, a-t-il plaidé.

Il a ensuite livré sa propre interprétation de l'échec de l'Accord du lac Meech en 1990, une relecture selon laquelle le Canada n'a pas rejeté, justement, le caractère distinct du Québec.

«Le Canada n'a pas refusé, a-t-il affirmé. Certaines provinces n'ont pas entériné l'Accord du lac Meech. Cela ne veut pas dire que le Canada a refusé.»

Or la population canadienne s'était pourtant prononcée par référendum en 1992 contre l'Accord de Charlottetown, une version édulcorée de l'Accord du lac Meech.

Mais en rétrospective, les Canadiens des autres provinces regrettent Meech, a dit M.Couillard. Ils savent que Meech a été «une porte manquée» par le Canada, a-t-il affirmé en témoignant de ses entretiens avec des compatriotes du reste du pays.

«On aurait dû. Mais ce n'est pas pour cette raison qu'on rejette un pays, c'est quoi, cette affaire-là?»

Il a répété qu'il n'allait pas s'engager dans des pourparlers constitutionnels si les revendications traditionnelles du Québec ne sont pas traitées du même coup.

«Ce sera mon devoir historique comme premier ministre du Québec», a-t-il dit.

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