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11/03/2014 10:29 EDT | Actualisé 11/05/2014 05:12 EDT

Pistorius a utilisé des munitions interdites 

L'arme utilisée par le sprinter paralympique Oscar Pistorius pour abattre sa conjointe était chargée de balles perforantes expansives conçues pour faire un maximum de dommages dans le corps.

Selon la preuve présentée au procès de l'athlète sud-africain, mardi, l'arme qui a tué Reeva Steenkamp était chargée de balles expansives « Black Talon ».

Ce type de projectile, plutôt que de traverser la victime au moment de l'impact, s'ouvre comme une marguerite aux pointes coupantes dans son corps pour maximiser les dommages internes et aggraver l'hémorragie.

Retirées du marché depuis des années

Bien qu'Oscar Pistorius avait le droit de posséder une arme de poing au moment des faits, les munitions de type « Black Talon » qu'il détenait étaient interdites en Afrique du Sud.

Ces munitions sont réputées comme étant hautement mortelles. Elles ont été retirées de la vente libre dans les années 1990 par la compagnie Winchester, qui a cessé de les produire en 2000. De nombreux pays dans le monde interdisent ces munitions.

Témoignage difficile du médecin légiste 

Le procès de l'ex-champion paralympique de course à pied est entré lundi dans sa deuxième semaine, qui est surtout consacrée à l'autopsie de la victime.

Pendant que le légiste qui a autopsié le corps de Reeva Steenkamp décrivait les blessures à la tête subies par l'épouse de Pistorius, ce dernier, en larmes, a vomi dans le box des accusés.

La Cour a par ailleurs interdit la diffusion audio et vidéo du témoignage du légiste à la demande de ce dernier.

Le juge Thokozile Masipa a statué que par respect pour la victime et ses proches, il Il n'y aurait pas de retransmission publique du témoignage du légiste.

Oscar Pistorius est accusé d'avoir assassiné de plusieurs coups de feu sa conjointe, le mannequin Reeva Steenkamp, dans la nuit de la Saint-Valentin 2013.

L'athlète a plaidé non coupable à l'accusation de meurtre prémédité. Il soutient avoir tiré sur sa petite amie en la confondant avec un voleur réfugié dans les toilettes de son appartement.

De son côté, l'accusation prétend qu'il a sciemment tué Mme Steenkamp au cours d'une violente dispute conjugale.