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11/03/2014 04:03 EDT | Actualisé 10/05/2014 05:12 EDT

Photographie : ce que les réfugiés syriens ont apporté avec eux

À défaut de pouvoir photographier le sort des réfugiés syriens, le photographe Valérian Mazataud s'est intéressé aux objets qu'ils ont apportés en fuyant leur pays d'origine.

Le photoreporter, qui s'est rendu dans deux camps en Jordanie, s'est rapidement heurté au refus des réfugiés syriens d'être photographiés.

« Je me suis demandé comment représenter quelqu'un sans voir son visage, explique-t-il. Alors, petit à petit, j'ai commencé à prendre des objets, et ensuite, l'oeuvre a pris de l'ampleur.

Afin de réaliser l'exposition De nous il ne reste plus personne, le photographe a fait la rencontre d'une trentaine de familles.

Des rencontres bouleversantes, notamment celle de parents qui ont conservé une photo de leur fils et son certificat de décès.

L'exposition raconte également l'histoire touchante des enfants qui sont retournés dans les ruines de leur maison bombardée pour aller chercher leurs jouets préférés.

D'autres ont apporté des objets plus usuels, comme une théière ou des téléphones cellulaires, pour garder le contact avec les proches qu'ils ont laissés derrière eux.

« Beaucoup d'objets représentent la Syrie. Que ce soit des opposants au régime ou des sympathisants, puisque j'ai rencontré les deux sortes de réfugiés, ils sont unis par cette envie d'y retourner. »

De nous il ne reste plus personne est présentée jusqu'au 30 mars à la Maison de la culture du Plateau-Mont-Royal à Montréal.