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11/03/2014 11:37 EDT | Actualisé 11/05/2014 05:12 EDT

Meurtre de Joleil Campeau : la Couronne présente sa vision

Le procès d'Éric Daudelin accusé du meurtre prémédité de la petite Joeil Campeau, 9 ans, survenu en juin 1995, se poursuit au plais de justice de Laval. Daudelin est également accusé de séquestration et d'agression sexuelle.

Devant le plaidoyer de non-culpabilité enregistré par l'accusé, 19 ans après les faits, le procureur Bruno Lelièvre a présenté la théorie de la Couronne.

Selon cette théorie, la fillette de 9 ans marchait dans un boisé près de chez elle dans le quartier Auteuil, à Laval, pour se rendre chez une amie avec qui elle devait jouer avant le souper le 12 juin 1995. Elle aurait croisé le chemin d'Éric Daudelin, dans le boisé, et ne s'est jamais rendue chez son amie. Ce serait au moment où elle marchait dans le boisé que Daudelin l'aurait enlevé, selon la Couronne. Il l'aurait ensuite agressé sexuellement avant de la noyer dans un ruisseau et de l'abandonner sur place.

Le corps de la fillette a été retrouvé quatre jours plus tard.

Éric Daudelin avait rapidement été identifié comme un suspect dans cette affaire. Il avait été interrogé par les policiers dès 1995, mais aucune preuve ne permettait de le relier au crime à cette époque. Les policiers avaient prélevé des traces d'ADN sur le corps de la fillette et sur les lieux du crime, mais l'état de la science ne permettait pas, à ce moment, d'établir de lien avec le suspect sur lequel on avait également prélevé un échantillon d'ADN.

Les avancées de la science ont toutefois permis l'arrestation de Daudelin, en 2011, sur la base des preuves d'ADN.

Les enquêteurs avaient toutefois pris le soin d'étayer la preuve contre Daudelin en montant une opération de type « M. Big » contre lui. L'opération consiste à faire croire au suspect qu'il est recruté par une organisation criminelle pour lui soutirer des confidences sur son passé criminel. Le procureur Pierre-Luc Rolland a confié que cette opération d'infiltration avait mené à une déclaration de Daudelin.

Finalement, M. Rolland a révélé qu'un codétenu de Daudelin viendra témoigner qu'il a reçu des confidences incriminantes de son colocataire carcéral.

Deux policiers à la retraite ont déjà témoigné. La Couronne entend faire défiler neuf témoins devant le juge.

Le procès devrait durer environ un mois.