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11/03/2014 12:32 EDT | Actualisé 11/05/2014 05:12 EDT

L'Est de l'Ukraine libre de décider de son sort, selon la présidente du Sénat russe

La présidente du Conseil de la Fédération (chambre haute) de Russie Valentina Matvienko, troisième personnage de l'Etat, a déclaré mardi que les régions de l'Est de l'Ukraine étaient en droit de décider de leur sort.

"La Russie ne s'ingère pas dans ces processus et n'a pas été à l'origine du référendum en Crimée", a affirmé Mme Matvienko, citée par l'agence de presse Ria Novosti.

"Mais nous considérons que ce qui se passe dans les régions orientales de l'Ukraine est le reflet de leur droit de décider de façon autonome de leur développement socio-économique, de leur coopération avec les autres pays", a-t-elle déclaré.

"La Russie ne laissera pas les Russes dans le désarroi", a-t-elle assuré, ajoutant que les nouvelles autorités ukrainiennes étaient, selon elle, responsables de la situation. "Les gens ont peur que la poursuite d'une telle politique ne conduise à un génocide des Russes en Ukraine, à la fuite des Russes d'Ukraine", a-t-elle affirmé.

La Russie n'a pas l'intention d'"encourager des volontés séparatistes", a-t-elle également déclaré.

Les autorités séparatistes de Crimée ont fait un pas supplémentaire vers le rattachement à la Russie en adoptant mardi une déclaration d'indépendance, alors que le dialogue de sourds entre Russes et Américains réduit les chances d'une sortie de crise.

Un référendum est prévu dès dimanche sur le rattachement à la Russie. Ensuite, la Crimée "s'adressera à la Fédération de Russie pour y être admise sur la base d'un accord intergouvernemental idoine en tant que nouveau sujet de la Fédération".

Cette initiative des parlementaires intervient alors que les forces russes contrôlent désormais les points stratégiques de la péninsule ukrainienne. Tout est en place pour une sécession rapide de la péninsule : le "Premier ministre" Serguiï Axionov s'est autoproclamé "chef des armées" et les deux millions d'habitants de Crimée, majoritairement russophones, n'ont plus accès qu'aux chaînes de télévision russes.

Mme Matvienko avait déjà déclaré le 1er mars que la Russie pourrait envoyer des soldats en Crimée pour garantir la sécurité de la flotte russe de la mer Noire et des citoyens russes.

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