POLITIQUE
11/03/2014 11:11 EDT

Léo Bureau-Blouin devra défendre son bilan (ENTREVUE)

PC

Lors de l’élection de 2012, Léo Bureau-Blouin a causé la surprise en réussissant à déloger le député libéral sortant, l’ancien ministre Alain Paquet. Un peu plus de 18 mois plus tard, il doit maintenant défendre son bilan et courtiser à nouveau les électeurs de Laval-des-Rapides.

«C’est certain que c’est une campagne très différente de la première où j’affrontais le député sortant. Cette fois, je dois défendre mon bilan et demander aux électeurs de me refaire confiance pour un deuxième mandat», a-t-il confié en entrevue avec Le Huffington Post Québec.

En 2012, il fallait vivre à l’extérieur du Québec au début de l’année pour ne pas avoir entendu le nom et les paroles de Léo Bureau-Blouin. Ancien président de la Fédération étudiante collégiale du Québec pendant le Printemps érable, il était sur toutes les tribunes médiatiques et politiques pour défendre les intérêts de ses membres.

Quelques semaines après la fin du conflit étudiant, en juillet, il a causé la surprise en annonçant qu’il se portait candidat pour le Parti québécois dans une circonscription loin d’être acquise pour le parti de Pauline Marois.

Optant pour une campagne différente, en misant entre autres sur les médias sociaux et entourés de jeunes issus essentiellement des mouvements étudiants, il avait coiffé son adversaire libéral par 2 362 votes.

Malgré ce résultat, le député péquiste ne tient rien pour acquis, lui qui doit maintenant affronter le président du Parti libéral du Québec, Saul Polo. «Je pense que j’ai été un député présent pour les électeurs de Laval-des-Rapides. J’ai misé sur la transparence et la confiance, en plus de consacrer beaucoup d’efforts pour rapprocher les électeurs de la politique en organisant, par exemple, des consultations citoyennes via Internet», dit-il.

Trois thèmes centraux

Pour sa deuxième campagne, Léo Bureau-Blouin a décidé de mettre de l’avant trois grands thèmes : «l’intégrité, la proximité et la compétence». Des mots-clés influencés de l’expérience de son premier mandat, dit-il. «Quand tu es un jeune député, le plus important est d’établir sa crédibilité», évoque-t-il.

Parmi ses réalisations, le député sortant se dit, entre autres, fier du livre blanc sur la politique jeunesse du gouvernement. Il mentionne également le vote dans les milieux scolaires, une première dans le cadre d’une élection au Québec où les jeunes pourront voter dans les établissements scolaires. Une mesure qui touche «un peu plus de 400 000 étudiants», explique Léo Bureau-Blouin.

Interrogé sur les intérêts et préoccupations des jeunes dans cette campagne électorale, l’ancien adjoint parlementaire à la première ministre pour le volet jeunesse estime qu’il faut d’abord que les «politiciens se déplacent rencontrer les jeunes où ils sont pour les écouter», dit-il.

«Il faut que les politiciens s’entretiennent avec eux [NDLR: les jeunes/étudiants]. Certains ont peur d’aller vers les jeunes et, pourtant, ils veulent rencontrer leurs élus et poser des questions», remarque-t-il.

Pour Léo Bureau-Blouin, les thèmes qui accrochent les jeunes sont, entre autres, la conciliation travail-études et la persévérance scolaire. Des enjeux qui touchent les jeunes, mais, aussi, «l’ensemble de la société», estime le député sortant de Laval-des-Rapides.

Concernant la candidature de l’ancienne présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec, Martine Desjardins, pour le Parti québécois, ce dernier estime qu’une des façons de s’impliquer est aussi, dit-il, «de changer les choses de l’intérieur.»

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