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11/03/2014 04:40 EDT | Actualisé 11/05/2014 05:12 EDT

Le président de l'OSCE juge le référendum en Crimée "illégal" (officiel)

Le président en exercice de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), Didier Burkhalter, a estimé mardi que le référendum prévu dimanche en Crimée était "illégal".

"Dans sa forme actuelle, le référendum concernant la Crimée prévu le 16 mars n'est pas conforme à la Constitution ukrainienne et doit être considéré comme illégal", a indiqué M. Burkhalter, qui est de nationalité suisse, dans un communiqué.

Pour être légitime, tout référendum sur le degré d'autonomie ou de souveraineté de la Crimée doit respecter la Constitution ukrainienne et être en conformité avec le droit international, a-t-il souligné, appelant "tous les acteurs à s'abstenir de soutenir des activités anticonstitutionnelles".

Il a également jugé que les conditions pour une mission d'observation du référendum par l'OSCE n'étaient pas remplies, et a affirmé à cet égard qu'une "invitation par l'Etat membre concerné (l'Ukraine, ndlr) constituait une condition préalable à toute activité d'observation".

M. Burkhalter a par ailleurs relevé que, d'une manière générale, les processus visant à modifier une Constitution et les discussions relatives à l'autonomie régionale étaient complexes et prenaient du temps, s'étendant sur "des mois ou même des années".

Il a invité à mettre en place "un dialogue structuré" incluant toutes les parties pour ne pas provoquer de tensions et pour répondre aux préoccupations des différentes parties de la population, y compris les minorités.

Le président de l'OSCE s'est de nouveau prononcé pour la mise en place d'un "groupe de contact" international sur l'Ukraine et a invité tous les Etats participants à soutenir une décision sur le déploiement d'une mission de surveillance en Ukraine.

Ces propos interviennent alors que les autorités séparatistes de Crimée ont fait un pas de plus vers le rattachement à la Russie en adoptant mardi une déclaration d'indépendance, alors que Russes et Américains discutent de leurs propositions concurrentes pour sortir de la crise.

apo/sym