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11/03/2014 12:32 EDT | Actualisé 11/05/2014 05:12 EDT

Israël "entièrement" responsable de la mort du juge tué lundi (Jordanie)

Le Premier ministre jordanien Abdallah Nsour a déclaré mardi qu'Israël portait "l'entière" responsabilité de la mort d'un juge palestino-jordanien, tué lundi à un point de passage frontalier.

"Le gouvernement jordanien fait porter au gouvernement israélien l'entière responsabilité de ce crime hideux", a déclaré M. Nsour devant les députés réunis au Parlement pour discuter de la mort de Raëd Zeiter.

Selon l'armée israélienne, les soldats ont ouvert le feu sur lui après qu'il a "tenté de prendre l'arme d'un soldat israélien".

Mais M. Nsour a insisté: "Les excuses du gouvernement israélien ne justifiaient pas cet acte perfide".

L'armée israélienne a affirmé que les conclusions préliminaires se basaient sur des récits de témoins et que l'enquête de la police militaire était toujours en cours.

Le Premier ministre jordanien a indiqué qu'Amman avait obtenu de faire partie de l'enquête.

"La Jordanie a fait pression sur Israël pour qu'il présente des excuses formelles. La Jordanie fait partie à présent de l'enquête sur ces tirs", a-t-il expliqué.

"La réaction de la Jordanie sur l'évolution de cette affaire dépendra de la position qu'adoptera Israël une fois obtenus les résultats définitifs de l'enquête", a-t-il ajouté.

Israël a exprimé ses "regrets" mais n'a pas présenté des excuses pour la mort du juge, tué lundi au point de passage du pont Allenby entre la Cisjordanie occupée et la Jordanie.

"Israël regrette la mort du juge Raëd Zeiter et exprime sa sympathie au peuple et au gouvernement de Jordanie", a affirmé le Premier ministre Benjamin Netanyahu dans un communiqué.

D'après les premières conclusions de l'enquête militaire israélienne, le juge, âgé de 38 ans, s'est "précipité vers les soldats israéliens en criant +Dieu est le plus grand+ et en brandissant une barre de fer".

"Il a tenté de prendre l'arme d'un soldat israélien, forçant les autres soldats présents à riposter en tirant en direction de ses jambes", a poursuivi l'armée israélienne, ajoutant que le juge avait alors "commencé à étrangler un soldat, obligeant les soldats à ouvrir le feu une nouvelle fois".

La Jordanie a exigé que les soldats concernés soient punis.

"Nous n'épargnerons aucun effort pour dévoiler les mensonges d'Israël. Nous ne resterons pas silencieux à propos de crime ignoble", s'est élevé le président du Parlement, Atef Tarawneh.

"La position honorable et équilibrée de la Jordanie ne signifie pas qu'Israël peut poursuivre ses violations. Les Jordaniens sont patients mais leur colère ira au-delà de la douleur et du chagrin", a-t-il menacé.

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