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11/03/2014 03:28 EDT | Actualisé 11/05/2014 05:12 EDT

Caracas déploie des soldats à San Cristobal après la mort d'un leader étudiant

CARACAS, Venezuela - Au moins trois personnes ont été blessées à Barquisimeto, une ville située dans le centre du Venezuela, alors que des manifestants étudiants ont été attaqués par des hommes armés non identifiés, a indiqué le recteur de l'université locale.

Cette attaque survient au lendemain de la mort d'un leader étudiant, tué par balles par des agresseurs non identifiés, à San Cristobal, dans l'ouest du Venezuela.

Francesco Leone, le recteur de l'Universidad Centroccidental Lisandro Alvarado, a indiqué que deux des manifestants ont été blessés par balles. Le dernier a été atteint par une balle de caoutchouc. Selon les victimes, les agresseurs semblaient être des partisans du gouvernement central vêtus en civil.

Le recteur a ajouté que des hommes de la garde nationale patrouillaient dans le secteur au moment de l'attaque mais qu'ils ne sont pas intervenus. Les agresseurs ont ensuite incendié cinq véhicules sur le terrain de l'université, la bibliothèque et le centre des étudiants.

Barquisimeto est une ville de l'État de Lara, située à environ 365 kilometres à l'ouest de Caracas.

Par ailleurs, le gouvernement du Venezuela a déployé, mardi, des centaines de soldats à San Cristobal, une ville située dans l'ouest du pays, après qu'un leader étudiant eut été abattu et deux autres jeunes blessés par balles.

Les militaires ont utilisé des véhicules blindés et de la machinerie lourde pour détruire des dizaines de barricades érigées depuis le début des manifestations anti-gouvernementales le mois dernier.

Le maire de San Cristobal, Daniel Ceballos, a déclaré en entrevue téléphonique que les troupes avaient aussi bloqué l'accès à la ville.

Il a raconté que le leader étudiant Daniel Tinoco, âgé de 24 ans, était en train de surveiller une barricade lorsque des hommes armés non identifiés ont ouvert le feu en sa direction et l'ont atteint à la poitrine lundi soir.

Selon le maire, les deux autres étudiants blessés se trouvaient aux côtés de M. Tinoco au moment de l'incident.

M. Ceballos a précisé que certains signes indiquaient que les assaillants faisaient partie de l'un des groupes armés pro-gouvernementaux surnommés «colectivos».

Les chefs de l'opposition et Daniel Ceballos ont demandé au gouvernement de désarmer les «colectivos».

Les procureurs ont annoncé qu'ils allaient lancer une enquête sur la mort de Daniel Tinoco.