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11/03/2014 12:04 EDT | Actualisé 11/05/2014 05:12 EDT

Afrique du Sud: des canards boiteux dans la liste ANC aux élections (opposition)

L'opposition sud-africaine a pointé tous les canards boiteux figurant dans la liste soumise mardi par l'ANC de candidats aux élections du 7 mai, notamment une ex-ministre débarquée pour corruption et un ex-dirigeant provincial remplacé pour gestion désastreuse.

"Les listes de l'ANC pour l'Assemblée nationale incluent des candidats qui auraient plutôt leur place devant un tribunal et/ou qui sont grossièrement inadéquats pour être au service du public", a dénoncé l'Alliance Démocratique, premier parti d'opposition sud-africain.

La DA dresse une liste de neuf personnalités dont certaines déjà bien connues comme l'ancienne ministre de la Communication, Dina Pule, débarquée en juillet 2013 lors du dernier remaniement ministériel pour un manque d'éthique.

Elle est soupçonnée d'avoir favorisé son compagnon dans des appels d'offre.

Autre nom gênant, celui de Cassel Mathale, membre de l'ANC depuis plus de 30 ans et chef du gouvernement de l'une des neuf provinces, le Limpopo (nord) qui avait dû remettre sa démission en juillet 2013.

Son départ avait été demandé pendant des mois par l'opposition en raison de sa gestion désastreuse voire corrompue. Un de ses alliés, le jeune leader populiste Julius Malema, natif de la province, est poursuivi dans une affaire de marchés publics locaux truqués et doit être jugé en novembre.

Ses errements de gestion ont conduit l'Etat central à placer l'administration provinciale sous tutelle financière fin 2011.

Proposé à la députation, Humphrey Mmemezi, ancien ministre provincial dans la province du Gauteng, avait lui été sur la sellette pour avoir abusé de sa carte de crédit de service pour s'acheter des tableaux en maquillant ce larcin par de fausses factures de McDonalds.

La corruption des élus est l'un des talons d'Achille de l'ANC, au pouvoir depuis vingt ans en Afrique du Sud, sans cependant compromettre ses chances de conserver la majorité en raison de la loyauté de nombreux Sud-Africains, notamment âgés, envers le parti de Nelson Mandela, fer de lance du renversement du régime raciste d'apartheid.

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