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10/03/2014 08:45 EDT | Actualisé 10/05/2014 05:12 EDT

Un dernier adieu émouvant et joyeux pour le cinéaste Alain Resnais à Paris

La "troupe" Alain Resnais, emmenée par Pierre Arditi et André Dussolier, et tout le monde du 7e art ont dit un dernier adieu lundi matin au monstre sacré du cinéma français au cours d'une cérémonie à la fois émouvante et joyeuse à Paris.

Le célèbre portrait du cinéaste, chemise rouge et crinière blanche, accueillait les proches dans l'église Saint-Vincent-de-Paul remplie de fleurs blanches.

Extraits de musiques et de films que le cinéaste aimait - Laurel et Hardy compris -, vidéos le montrant derrière la caméra mais aussi hommages de ses comédiens fétiches... la cérémonie a mélangé les arts comme Alain Resnais aimait le faire dans ses films.

"Avec Sabine Azéma, on a sélectionné des moments de cinéma parmi ses films qu'il chérissait, un peu comme son jardin secret. Il projetait des Laurel et Hardy à ses copains quand il était ado", a déclaré à l'AFP le comédien Bruno Podalydès.

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a assisté à la cérémonie de même que la ministre de la Culture Aurélie Filippetti ou encore le maire de Paris Bertrand Delanoë.

Son épouse et muse, l'actrice Sabine Azéma, était arrivée dans la même voiture qu'André Dussolier et Pierre Arditi qui ont ensuite accueilli M. Ayrault à l'entrée de l'église.

Les deux comédiens, rejoints par Michel Vuillermoz, Bruno et Denis Podalydès et Philippe Uchan ont porté le cercueil blanc à l'intérieur de l'église où les attendaient de très nombreuses personnalités du monde du cinéma.

Aurélie Filippetti a rendu "l'hommage de la République tout entière" à un créateur "qui incarnait le cinéma français", rappelant qu'il est "le premier cinéaste qui représenta l'irreprésentable et nous donna à voir l'impensable" avec "Nuit et Brouillard", premier documentaire sur l'horreur des camps nazis.

Resnais a marqué le cinéma français d'oeuvres majeures comme également "Hiroshima mon amour", "Providence", "Smoking/No smoking", "Mon oncle d'Amérique" ou "On connaît la chanson" et "Les herbes folles".

Décédé le 1er mars à 91 ans, il devait être inhumé dans l'après-midi au cimetière du Montparnasse.

La disparition d'Alain Resnais est intervenue quelques jours seulement après une ultime récompense au Festival de Berlin où son dernier opus "Aimer, boire et chanter" a reçu un prix.

Ce film, qui résume l'éclectisme d'Alain Resnais en cassant les barrières entre cinéma, théâtre, et bande dessinée, était présenté en avant-première sur les Champs-Elysées à Paris lundi soir en présence du chef de l'Etat François Hollande.

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