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10/03/2014 08:38 EDT | Actualisé 10/05/2014 05:12 EDT

Sommet sur l'agrile du frêne à Montréal

Un sommet extraordinaire sur l'agrile du frêne est organisé lundi à Montréal. Le maire Denis Coderre va s'asseoir avec les 18 maires d'arrondissements et ceux des 15 villes liées pour tenter de coordonner la lutte contre cet insecte qui menace 200 000 frênes.

Un texte de Thomas Gerbet Twitter Courriel

D'ici la fin du mois, 300 frênes infectés seront abattus dans La Petite-Patrie et 150 dans Mercier. C'est déjà cinq fois plus que le total de frênes infectés répertoriés sur toute l'île de Montréal l'an dernier. Le parasite qui provient d'Asie n'a pas de prédateur ici et il n'existe pas de remède pour l'éradiquer. 

« Il n'y a pas de solution miracle, on va perdre nos frênes tôt ou tard », se désole le conseiller de ville dans Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension, Sylvain Ouellet. Le conseiller regrette que certains élus tardent à évaluer le problème sur leur territoire alors que l'insecte, lui, ne s'arrête pas aux frontières des juridictions.

Cette carte produite par la Ville de Montréal recense les arbres infectés connus au 10 janvier 2014. Il n'existe pas de donnée pour les zones en gris.

Les frênes composent la presque totalité des arbres dans plusieurs quartiers de Montréal. Les perdre aurait des conséquences pour la santé publique, sans compter l'impact économique. Selon une étude américaine, la présence d'un arbre fait augmenter de 18 % la valeur d'une maison.

On ne connaît pas non plus l'ampleur du problème sur les terrains privés.