NOUVELLES
10/03/2014 05:01 EDT | Actualisé 10/05/2014 05:12 EDT

Présidentielle serrée au Salvador: le vainqueur virtuel appelle au dialogue

L'ancien guérillero de gauche Sanchez Ceren, donné vainqueur d'une courte tête de la présidentielle de dimanche au Salvador, a appelé l'opposition au dialogue, alors que celle-ci a proclamé la victoire de son favori et dénoncé des fraudes.

"Nous n'avons aucun doute sur la confirmation des résultats du décompte préliminaire (...) A partir de là nous invitons le parti Arena (...) à travailler de concert pour définir ensemble un programme pour la nation", a déclaré lundi M. Sanchez Ceren devant la presse dans un hôtel de San Salvador.

L'actuel vice-président de 69 ans a également proposé de convoquer prochainement un "dialogue national" auquel participeraient entrepreneurs, travailleurs et l'ensemble des secteurs de la société.

Selon le Tribunal suprême électoral (TSE), le candidat du Front Farabundo Marti de libération nationale (FMLN, au pouvoir), a obtenu 50,11% des voix contre 49,89% pour le candidat de droite Norman Quijano (Alliance républicaine nationaliste, Arena).

Mais les deux camps ont revendiqué la victoire dimanche soir, contraignant l'autorité électorale à ordonner un décompte manuel des bulletins, qui pourrait durer trois jours.

Ces résultats ont pris tout le monde de court au Salvador, alors que les sondages promettaient à la gauche de 10 à 18 points d'avance. En outre, M. Ceren avait manqué d'un cheveu l'élection dès le premier tour, le 2 février, avec 49% des voix.

Dimanche soir, M. Quijano a accusé la gauche au pouvoir d'orchestrer "une fraude" avec les autorités électorales et a rejeté les résultats annoncés par le TSE. Un peu plus tôt, l'Arena avait annoncé la victoire de son candidat.

M. Quijano s'est à nouveau exprimé lundi, via son compte Twitter, demandant le "décompte vote par vote" des résultats. "Selon notre décompte, je suis le président élu", a-t-il écrit.

Le président élu doit prendre ses fonctions le 1er juin prochain.

cmm/ag/mr/emb