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10/03/2014 08:39 EDT | Actualisé 10/05/2014 05:12 EDT

Phrases et gestes: une nouvelle façon d'être pape

En un an, le pape François a marqué les esprits avec quelques phrases déjà célèbres, et des gestes tout aussi marquants, critiquant la mondanité et montrant sa proximité avec l'homme de la rue.

- Le 16 mars, il lance devant les médias : "Comme je voudrais une Eglise pauvre, pour les pauvres!".

- Le 17 mars, lors de son premier Angelus, il appelle au "pardon" et à la "miséricorde": "Un peu de miséricorde rend le monde moins froid et plus juste". "Nous ne devons pas avoir peur de la bonté, ni de la tendresse".

- Le 28 mars, il demande aux prêtres d'"aller aux périphéries où se trouve la souffrance, où le sang est versé". Les prêtres "ne doivent pas être des collectionneurs d'antiquité", ni "des fonctionnaires". Quant aux évêques, ce ne sont ni "des managers ou des croisés", "ils doivent s'imprégner de l'odeur de leurs brebis".

- Le 17 avril lors d'une messe à Sainte-Marthe: l'Eglise "ne doit pas être une baby-sitter qui s'occupe de l'enfant pour qu'il s'endorme".

- Le 8 mai, il invite des milliers de religieuses à "une chasteté féconde (...) La personne consacrée est une mère, doit être mère et pas une vieille fille".

- Le 8 juillet, lors de son voyage à Lampedusa, il attire l'attention sur le drame des migrants qui traversent la Méditerrannée: "la culture du bien-être nous rend insensibles aux cris d'autrui" et "aboutit à une mondialisation de l'indifférence".

- Le 29 juillet, dans l'avion qui le ramène en Italie après son voyage au Brésil, il lance: "si une personne est gay et cherche le Seigneur avec bonne volonté, qui suis-je pour le juger?"

- Le 4 octobre, il dénonce "le danger de la mondanité": "le christianisme sans la croix, sans Jésus, sans dépouillement est comme une pâtisserie, une belle tarte".

- Le 26 novembre, il dénonce la spéculation financière: "une nouvelle tyrannie invisible impose ses lois d'une manière unilatérale et implacable".

Le pape marque aussi les esprits par son goût pour les bains de foules, ses gestes spontanés envers les malades, les handicapés que l'on transporte parfois sur des brancards pour qu'il les embrasse. Le prêtre doit savoir "apporter la caresse de Dieu", dit François qui n'hésite pas à plaisanter, faire monter un enfant sur sa papamobile, échanger sa calotte blanche avec une autre offerte par un fidèle, arborer un maillot de foot ou partager un maté (thé sud-américain).

Il alterne gestes simples et gestes forts comme quand il lave le 29 mars les pieds de 12 détenus d'une prison dont deux Musulmans, ou lorsqu'il préside le 7 septembre une journée de jeûne pour la paix en Syrie.

Le pape téléphone et écrit aussi personnellement à des dizaines de personnes. Au point de parfois prendre ses interlocuteurs de court: comme ces religieuses d'un couvent espagnol appelées au Nouvel An, toutes confuses de n'avoir pas répondu à son premier appel, parce qu'elles étaient en train de prier.

jlv-fka/phv