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10/03/2014 07:51 EDT | Actualisé 10/05/2014 05:12 EDT

Lev Tahor : une enfant à l'hôpital

L'Hôpital pour enfants de Toronto confirme que l'une des membres de la secte Lev Tahor qui ont été rapatriés de Trinité-et-Tobago, samedi dernier, y est traitée.

L'adolescente de 15 ans a été admise à l'urgence de l'hôpital vers 1 h 09, lundi.

Elle est faible après avoir entrepris une grève de la faim pour protester contre le fait qu'elle a été placée en famille d'accueil en Ontario, selon une porte-parole de la secte. 

Les autorités ontariennes de protection de la jeunesse recherchent toujours six autres enfants de la secte et leurs parents qui se seraient enfuis au Guatemala.

Les deux familles habitaient à l'origine au Québec, avant de s'enfuir en Ontario en novembre dernier.

Le groupe qui avait fui à Trinité-et-Tobago lundi dernier avait fait fi d'une ordonnance de la cour de ne pas quitter la région de Chatham dans le sud-ouest de l'Ontario. Les deux parents demeurent dans un centre de détention pour immigrants à Toronto. Un juge doit décider s'ils pourront rester au pays, étant donné qu'ils n'ont pas la citoyenneté canadienne. Ils sont Israéliens. 

Une fille-mère de la secte et son bébé ont, par ailleurs, été arrêtés à leur descente de l'avion, dimanche, à Calgary. Ils ont eux aussi été ramenés en Ontario, confirme la police régionale de Peel.

Les deux familles qui font l'objet de l'ordonnance de la cour, et des dizaines d'autres membres de la secte juive ultra-orthodoxe, avaient quitté leurs domiciles à Sainte-Agathe-des-Monts, au Québec, en pleine nuit, en novembre dernier, pour se réfugier à Chatham. À l'époque, la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) voulait retirer aux deux couples de parents la garde de leurs 14 enfants.

La secte nie toute allégation de mauvais traitement.

Les autres enfants

Pour sa part, la DPJ des Laurentides est « heureux du retour, au Canada, des six enfants interceptés le 3 mars dernier par les autorités de Trinité-et-Tobago ».

Mais son directeur Denis Baraby continue à s'inquiéter du sort des six autres qui se trouveraient au Guatemala et celui de la centaine d'autres enfants de la secte à Chatham.

« À ce titre, dit-il, nous continuons de suivre de près l'évolution de la situation et poursuivons notre collaboration avec les services d'aide à l'enfance de l'Ontario et les autorités concernées. »

La semaine dernière, M. Baraby a pressé les autorités ontariennes de saisir les passeports de tous les membres de la secte, pour éviter une autre fuite collective.