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10/03/2014 09:44 EDT | Actualisé 10/05/2014 05:12 EDT

De nouveaux affrontements violents font trois blessés au Venezuela

CARACAS, Venezuela - Le maire de la ville de San Cristobal, dans l'ouest du Venezuela, a affirmé lundi que les forces du gouvernement ont attaqué et démantelé des barricades érigées par des manifestants à des intersections stratégiques de la ville avant de les disperser en usant de gaz lacrymogène et de balles de plastique.

Daniel Ceballos a soutenu qu'au moins trois personnes avaient été blessées et une autre arrêtée dans les heurts avec les membres de la Garde nationale.

«La ville est plutôt paralysée en ce moment. Je ne comprends pas comment, le jour, on peut tenir une conférence de paix et, le soir, lancer des gaz lacrymogènes et donner dans la répression et la violence», a dit M. Ceballos.

C'est à San Cristobal que la vague actuelle de mécontentement antigouvernemental a commencé le mois dernier. La ville a aussi été le théâtre de certains des affrontements les plus musclés.

Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, a lancé la semaine dernière une «conférence pour la paix» à San Cristobal avec des représentants gouvernementaux. Des réunions ont été tenues malgré le refus de l'opposition d'y participer à moins que M. Maduro ne libère des militants de prison, entre autres mesures exigées.

Ces rencontres sont organisées dans la foulée de réunions télévisées tenues dans la capitale auxquelles des détracteurs du gouvernement avaient été invités à participer, bien qu'on ignore si ces échanges se traduiront par des changements concrets.

Les manifestations avaient débuté lorsque des étudiants de San Cristobal avaient voulu dénoncer une tentative d'agression sexuelle contre une étudiante. Elles se sont par la suite propagées à d'autres villes du pays et ont attiré des Vénézuéliens de la classe moyenne, exaspérés par l'inflation galopante, les pénuries de produits de première nécessité et le taux de criminalité, parmi les plus élevés au monde.

Le président Maduro argue que ces protestations constituent une tentative de renversement de son gouvernement.

Une journaliste locale, Beatriz Font, et d'autres témoins révèlent que des militaires ont lancé des gaz lacrymogènes, y compris en direction des immeubles résidentiels voisins. L'attaque aurait débuté avant minuit, dimanche, et se poursuivait lundi.

Mme Font affirme que les gardes ont fracassé des fenêtres et des témoins ont ajouté que des enfants et des personnes âgées ont été incommodés par le gaz.