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09/03/2014 12:30 EDT | Actualisé 09/05/2014 05:12 EDT

Syrie: libération attendue des religieuses de Maaloula (ONG)

Une médiation libano-qatarie doit déboucher sur la libération des 13 religieuses et trois de leurs auxiliaires enlevées par les rebelles depuis décembre à Maaloula au nord de Damas, ont rapporté dimanche une ONG syrienne et des médias libanais.

Les religieuses avaient été enlevées par les rebelles de leur couvent le 3 décembre à Maaloula, localité chrétienne au nord de Damas connue pour ses nombreuses églises et ses refuges troglodytiques datant des premiers siècles du christianisme. Depuis, elles sont retenues par le Front Al-Nosra, branche syrienne d'Al-Qaïda.

Les autorités syriennes ont convoqué dimanche les médias à la frontière libano-syrienne où les religieuses sont supposées être remises aux autorités de Damas. En fin d'après-midi, les nonnes n'étaient toujours pas arrivées sur place, a constaté une journaliste de l'AFP présente à Jdaidet Yabous, le poste-frontière du côté syrien.

L'Eglise orthodoxe n'était pas en mesure non plus de confirmer la libération des nonnes, de nationalité libanaise et syrienne.

"Les négociations pour la remise en liberté des nonnes de Maaloula ont abouti, et elles doivent être libérées à tout moment", a indiqué à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Selon l'ONG et des médias libanais, les négociations ont été menées par le chef de la Sûreté générale libanaise, le générale Abbas Ibrahim, et le chef des renseignements du Qatar Ghanem al-Kubeissi, arrivé dimanche à Beyrouth, selon l'Agence nationale d'information (ANI). La remise en liberté des nonnes devrait se faire en contrepartie de la libération de plus de 150 prisonniers anti-régime, d'après l'OSDH.

D'après les médias libanais, les nonnes devraient être transférées par les insurgés de Yabroud, principale localité rebelle près de la frontière avec le Liban et que l'armée syrienne appuyée par le Hezbollah libanais tente depuis des semaines de reprendre.

Elles doivent ensuite être remises aux négociateurs libanais et qatari à Aarsal, localité libanaise dans l'est du pays soutenant la rébellion syrienne, avant d'être transférées à Jdaidet Yabous.

"On ne peut pas confirmer pour le moment qu'elles ont été remises au général Ibrahim et au chef des renseignements qataris", a indiqué M. Abdel Rahmane.

Les deux hommes avaient déjà joué un rôle important dans la libération de pèlerins chiites libanais enlevés par les rebelles dans le nord de la Syrie en 2013.

La majorité des habitants chrétiens de Maaloula sont grecs-catholiques et parlent l'araméen, la langue du Christ.

bur-ram/sw