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09/03/2014 01:17 EST | Actualisé 08/05/2014 05:12 EDT

Élection présidentielle au Salvador : toujours pas de vainqueur

Le Salvador n'avait toujours pas de président dimanche, au terme d'un scrutin trop serré pour déterminer un gagnant.

Après le dépouillement de la presque totalité des bulletins de vote, la commission électorale a annoncé sur son site internet ne pas être en mesure d'établir le vainqueur dimanche.

Les deux candidats sont au coude-à-coude et la marge qui les sépare n'est que de 0,2 %.

Le candidat de la gauche Salvador Sanchez Ceren, un ex-commandant de la guérilla de gauche qui détient le pouvoir depuis la dernière élection, 2009, serait en tête, mais avec moins de 6000 votes d'avance sur Norman Quijano, son adversaire de l'Alliance républicaine nationaliste.

Le décompte final doit commencer lundi, selon le président du Tribunal électoral suprême, et aucun candidat ne peut pour l'instant se déclarer vainqueur.

Cet appel n'a pas empêché les deux camps de tour à tour revendiquer la victoire.

Pauvreté, crime

Fort des bons résultats de son prédécesseur Mauricio Funes, dont la victoire en 2009 avant mis fin à 20 ans de règne de la droite, M. Ceren promettait de poursuivre le travail sur les programmes sociaux, qui ont permis au Salvador de faire grandement reculer son indice de pauvreté, calculé par le Programme des Nations Unies pour le développement.

De côté de la droite, Norman Quijano, un ancien maire de la capitale salvadorienne qui se qualifie d'« anticommuniste », s'engageait à s'attaquer à la criminalité et à stimuler la création d'emplois.

Le premier tour avait presque fait un vainqueur, le 2 février dernier. M. Ceren était passé un à point de pourcentage d'être élu. Les sondages le créditaient d'environ 15 points d'avance sur son adversaire.

Le président du Salvador est élu pour un mandat unique de cinq ans.

Environ 40 000 policiers et 2000 observateurs étrangers supervisaient le scrutin.