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09/03/2014 07:26 EDT | Actualisé 09/05/2014 05:12 EDT

Le documentaire sur Marois disponible gratuitement pour les abonnés de Vidéotron

TROIS-RIVIÈRES, Qc - Alors que les interrogations sont nombreuses concernant l'indépendance que pourra conserver Québecor depuis l'entrée en politique active de Pierre Karl Péladeau, un documentaire flatteur sur Pauline Marois est offert gratuitement aux abonnés de Vidéotron — et Québecor Média n'a pas l'intention de le retirer des ondes.

Le service Illico propose en effet le long métrage «La Première», qui suit la politicienne en plus de revenir sur son parcours, de la petite enfance jusqu'à son élection historique, le 4 septembre 2012.

Le documentaire d'une durée de 44 minutes a été réalisé par le metteur en scène Yves Desgagnés, qui a offert des conseils à la première ministre lors de la dernière campagne et qui a repris du service pour celle qui bat actuellement son plein.

Selon le vice-président aux Affaires publiques de Québecor Média, Martin Tremblay, l'acquisition de cette oeuvre a été faite il y a belle lurette, et Pierre Karl Péladeau n'a aucunement été impliqué dans ce choix.

«M. Péladeau a fait une décision politique. Nous, on est en affaires», a résumé M. Tremblay en entrevue téléphonique avec La Presse Canadienne.

«Nous ne changerons pas notre façon de prendre nos décisions parce qu'il est en politique», a-t-il ajouté.

Martin Tremblay a confirmé qu'il n'était pas question de retirer le documentaire.

Vidéotron est une propriété de Québécor Média, l'empire médiatique dont Pierre Karl Péladeau est toujours le principal actionnaire.

Le candidat de Saint-Jérôme a affirmé dimanche lors de l'annonce de sa candidature pour le Parti québécois (PQ) qu'il avait l'intention de placer ses actions dans une fiducie sans droit de regard.

Certains, dont le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, estiment qu'il devrait tout vendre.

En fait, le leader a carrément questionné l'indépendance et la partialité de l'entreprise médiatique lors d'un point de presse à Mont-Saint-Grégoire, en Montérégie, mais surtout en ce qui a trait à l'aspect journalistique.

«Moi, ça m'inquiète beaucoup; ça m'inquiète beaucoup de savoir (si) la campagne électorale va pouvoir refléter les opinions de tous les partis politiques compte tenu du contrôle qu'a Pierre Karl Péladeau sur une bonne partie de l'information au Québec», a-t-il déclaré aux journalistes — dont certains représentants de l'entreprise médiatique en question.