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09/03/2014 08:36 EDT | Actualisé 09/05/2014 05:12 EDT

La famille de l'otage sud-africain d'Al-Qaïda au Yémen demande sa libération

La famille de l'enseignant sud-africain otage d'Al-Qaïda au Yémen a lancé dimanche un appel pour sa libération, un mois après l'expiration d'un ultimatum pour la remise d'une rançon.

Pierre Korkie, a été enlevé en mai 2013 en même temps que son épouse et il est retenu depuis en captivité. Ses ravisseurs réclament le versement d'une rançon de 3 millions de dollars (2,2 millions d'euros) pour sa libération.

Son épouse, Yolande, qui a été libérée le 10 janvier, a répété que le gouvernement sud-africain lui avait clairement signifié qu'il ne payait pas de rançons pour ses citoyens enlevés.

Dans un communiqué, la famille s'est dite "très inquiète du sort de Pierre (...) Sa santé est dans un état critique" et "sans communication avec les ravisseurs sa sécurité demeure inconnue".

Pierre Korkie, un enseignant sud-africain de 56 ans, est faible physiquement et il souffre d'une hernie.

Son épouse a été libérée grâce à l'aide un médiateur yéménite qui a travaillé avec l'association humanitaire sud-africaine au Yemen Gift of the Givers.

L'association oeuvre aussi pour la libération de M. Korkie et a fait part le mois dernier qu'elle avait perdu le contact avec Al-Qaïda.

Le couple est originaire de la ville de Bloemfontein (centre). Tous deux étaient enseignants au Yémen depuis quatre ans quand ils ont été enlevés dans la ville de Taëz par des membres d'Al-Qaïda dans la péninsule arabique.

Les enlèvements d'étrangers sont fréquents au Yémen, où des centaines de personnes ont été enlevées au cours des 15 dernières années, le plus souvent par des tribus mécontentes utilisant ces otages pour faire pression sur le gouvernement central et qui les relâchent après une courte captivité.

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