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09/03/2014 04:02 EDT | Actualisé 08/05/2014 05:12 EDT

Afghanistan: le vice-président Fahim est décédé de mort naturelle (officiel)

Le premier vice-président afghan, Mohammad Qasim Fahim, un ancien chef de guerre puissant et controversé, est décédé dimanche à l'âge de 56 ans de mort naturelle, a annoncé le porte-parole de la présidence afghane, Aimal Faizi.

"Le premier vice-président, le maréchal M. Q. Fahim, s'est éteint. Que son âme repose en paix", déclare le porte-parole sur son compte Twitter.

La mort de Fahim, emporté par une "maladie", est une "perte irréparable", a réagi de son côté le président Hamid Karzaï dans un communiqué.

"Fahim était un patriote et un grand moudjahidine (combattant de dieu, ndlr)", ajoute le chef de l'État afghan.

La présidence ajoute qu'un deuil national de trois jours sera observé à partir de lundi, et que les drapeaux seront mis en berne.

Son décès intervient alors qu'il s'apprêtait à quitter ses fonctions dans les prochains mois, à l'issue de l'élection présidentielle dont le premier tour aura lieu le 5 avril.

Zalmai Rassoul, un des favoris du scrutin, a adressé sur Twitter un message de "condoléances" à la famille du défunt.

Fahim, un des chefs de la minorité tadjike, avait été le bras droit du commandant Ahmad Shah Massoud pendant la lutte anti-soviétique (1979-1989), la guerre civile (1992-1996) et le règne des talibans (1996-2001). Il pourrait toutefois "avoir joué un rôle" dans son assassinat en 2001, selon Hillary Mann Leverett, ex-membre du Conseil national de la sécurité américain.

Après la chute des talibans, il avait reçu l'appui des États-Unis pour participer à l'effort de stabilisation du pays. Nommé à la tête du ministère de la Défense en 2002, il avait été critiqué pour s'être entouré d'officiers tadjikes.

Cet ancien chef de guerre à la réputation sulfureuse avait été accusé de violations des droits de l'homme et de trafic de drogue par l'organisation Human Rights Watch (HRW).

Fahim s'était récemment fait l'avocat de négociations de paix avec les talibans, artisans d'une violente insurrection que douze ans d'intervention occidentale n'ont pas réussi à mater.

"Sans paix, l'Afghanistan restera instable. Nous devons amener la paix à travers la discussion et la négociation", avait-il déclaré à la télévision afghane.

Ce passionné de "bouzkachi", sport dans lequel deux équipes de cavaliers doivent porter une carcasse de chèvre jusqu'en territoire adverse, était également connu pour posséder une écurie de grande valeur.

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