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08/03/2014 09:47 EST | Actualisé 08/05/2014 05:12 EDT

Un agresseur sexuel canadien en fuite ne sera pas accusé aux États-Unis

SEATTLE - Un agresseur sexuel canadien ayant pris la fuite au sud de la frontière après avoir retiré son bracelet de surveillance électronique ne sera pas accusé en lien avec l'agression sexuelle d'un adolescent à Seattle.

Le Seattle Times rapporte que des procureurs de cette ville ont annoncé ne pas disposer de suffisamment de preuves pour soutenir les accusations contre Michael Sean Stanley. Le bureau du procureur de Seattle a annoncé sa décision vendredi.

La police de cette ville de la côte ouest américaine a arrêté Stanley le 22 octobre après une série d'appels à propos de bruits provenant d'une ruelle dans l'ouest de Seattle.

Stanley a été accusé d'avoir menacé un citoyen lui ayant demandé d'être plus discret, mais après son arrestation, il a également été accusé d'avoir attiré un adolescent de 16 ans dans une ruelle, de lui avoir donné de l'alcool et de l'avoir agressé sexuellement.

Il purge présentement une peine d'emprisonnement pour harcèlement et pour avoir résisté à son arrestation, mais le quotidien souligne qu'il devrait retrouver sa liberté la semaine prochaine.

Des responsables américains ont permis à l'homme, qui dispose de la citoyenneté américaine, d'entrer aux États-Unis après avoir déterminé qu'il ne faisait pas l'objet d'un mandat d'arrêt pouvant entraîner une extradition.

«Les tentatives d'étayer les accusations à l'aide de preuves scientifiques se sont avérées un échec», a confié au Times Dan Donohoe, porte-parole du procureur Dan Satterberg.

«Il y avait plusieurs incohérences... il n'y avait pas suffisamment de preuves pour déterminer qu'une agression sexuelle a bien eu lieu.»

Stanley possède un casier judiciaire au Canada depuis 1987. Il a été condamné à 32 mois de prison pour agression et séquestration dans une affaire impliquant deux garçons souffrant de déficience intellectuelle.

Les dossiers de la Commission des libérations conditionnelles précisent qu'il a attiré les garçons dans une salle de bain, leur a soufflé de la fumée de crack au visage, puis les a agressés.

D'autres informations font état d'une agression sexuelle contre une dame âgée, ainsi que des accusations voulant qu'il se soit exposé de façon indécente à des enfants.

La police d'Edmonton affirme avoir mis en garde les autorités américaines, en octobre, à propos de la possibilité que Stanley puisse tenter de franchir la frontière après avoir découvert que son bracelet électronique avait été retiré.

Le ministère albertain de la Justice a de son côté annoncé son intention de ne pas réclamer l'extradition de Stanley au Canada.