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08/03/2014 11:07 EST | Actualisé 08/05/2014 05:12 EDT

Malaysia Airlines: en Chine, l'angoisse des familles et les réactions émues du web

Les familles des passagers chinois à bord de l'avion de Malaysia Airlines porté disparu exprimaient dimanche à Pékin leur désarroi et leur angoisse, tandis que de nombreux internautes faisaient part de leur vive émotion.

Plus de trente heures après la perte de tout contact avec le Boeing 777 qui effectuait un vol entre Kuala Lumpur et Pékin, sa disparition était le sujet le plus discuté sur le site de micro-blogs Weibo, équivalent chinois de Twitter.

"Vol MH370, j'espère que le radar pourra vous retrouver! Si vous m'entendez, continuez de voler paisiblement jusqu'à votre destination finale. Nous dégagerons la voie pour vous", indiquait un des messages les plus populaires diffusés sur l'application de de messagerie WeChat.

"Tout le monde sera tellement heureux de vous laisser la priorité pour atterrir. Le ciel est clair, la température à Pékin est de moins 5°C, il fait un petit peu froid. Gardez vos manteaux pour vous tenir chaud", poursuivait l'émouvante missive.

"Souvenez-vous de bien embrasser votre famille et vos amis après l'atterrissage. Ils vous aiment, ils vous aiment vraiment", concluait le message, plébiscité par les internautes chinois et témoin de la vive émotion suscitée dans le pays.

A bord de l'avion disparu, opéré conjointement avec la compagnie China Southern Airlines, se trouvaient 153 citoyens chinois, soit les deux tiers des personnes présentes à bord -- ce qui ferait de l'accident, s'il se confirme, une des pires catastrophes aériennes connues par la Chine.

Parmi ces passagers figuraient un groupe d'artistes ayant pris part à une exposition de peinture et de calligraphie à Kuala Lumpur, dont un responsable de l'Association nationale de calligraphie, selon des médias officiels.

Réunis par Malaysia Airlines dans un hôtel de Pékin, les parents et amis des passagers disparus attendaient désespérément dimanche matin des détails supplémentaires, souvent dans un état de désarroi et de fatigue extrêmes.

Nombre d'entre eux continuaient de critiquer avec vigueur la façon dont la compagnie gérait la disparition de l'appareil, et déploraient le manque persistant d'informations.

Mme Nan, dont le beau-frère était à bord, a ainsi éclaté en larmes devant un groupe de journalistes.

"La compagnie ne nous a pas contactés, c'est un ami qui nous a prévenu. Ils auraient vraiment dû contacter la famille d'abord", s'est-elle lamentée, se disant "très angoissée".

Peng Keqing, belle-soeur d'une passagère, renchérissait: "Nous sommes arrivés la nuit dernière, mais nous n'avons pas reçu de nouvelles ou de consigne: on a dû chercher des détails nous mêmes sur internet".

Désormais, "on ne peut faire qu'attendre", a-t-elle ajouté.

tjh-jug/jr