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08/03/2014 10:08 EST | Actualisé 08/05/2014 05:12 EDT

Couillard veut plus de femmes dans les postes de direction

Philippe Couillard ne s'engage pas à former un conseil des ministres paritaire s'il est élu, avec une représentation égale d'hommes et de femmes. Il ciblerait plutôt une « zone paritaire » qu'il définit comme une représentation de femmes se situant entre 40 % et 60 %.

Le parti ne présente par ailleurs moins de 40 % de candidates dans le cadre de la campagne électorale. Actuellement, le Parti libéral ne présente que 27 % de femmes. Lorsqu'on attire son attention sur ce fait, M. Couillard assure que cela ne l'empêchera pas de pouvoir « composer un conseil des ministres de grande qualité » avec les candidates libérales qui seront élues.

Philippe Couillard se permet aussi de critiquer le Parti québécois à ce sujet. « Mme Marois elle-même a eu une très faible représentation de femmes à son conseil des ministres », dit-il.

Mettre plus de pression sur les sociétés privées

En cette Journée internationale de la femme, le chef du Parti libéral était à Saint-Jean-sur-Richelieu, en Montérégie, pour présenter sa proposition afin d'augmenter le nombre de femmes dans le monde des affaires. Il suggère notamment d'exiger que les sociétés cotées en bourse divulguent publiquement un plan pour atteindre l'équité dans leur conseil d'administration.

Philippe Couillard croit que ce genre de mesure aura un effet incitatif important sur les entreprises. « Quand c'est public, pour une société cotée en bourse, et qu'on n'atteint pas l'objectif ou qu'on n'a pas de plan solide, c'est négatif pour les actionnaires », considère le chef libéral.

La publication de ce plan serait obligatoire pour être côté en bourse, mais les entreprises n'auraient pas l'obligation, par la suite, d'atteindre les objectifs dont elles se doteraient. 

L'approche est « incitative sur les résultats, mais elle est coercitive sur les moyens », dit le chef du PLQ.

Philippe Couillard s'engage par ailleurs à lancer une campagne publique pour sensibiliser les employeurs à la présence de femmes dans les métiers non-traditionnels comme ceux par exemple du milieu de la construction.