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07/03/2014 03:16 EST | Actualisé 07/05/2014 05:12 EDT

Sénégal: l'ex-chef de la diplomatie Gadio nommé envoyé spécial de l'OCI en Centrafrique

L'ex-ministre sénégalais des Affaires étrangères, Cheikh Tidiane Gadio, a été nommé envoyé spécial de l'Organisation de la coopération islamique (OCI) en République centrafricaine, pays en proie à des violences interreligieuses, a annoncé vendredi l'OCI dans un communiqué.

M. Gadio a été nommé par le secrétaire général de l'OCI, Iyad Ammeen Madani, à la suite d'une "réunion d'urgence" de l'organisation tenue le 20 février à Djeddah (Arabie saoudite), indique l'OCI dans ce communiqué transmis à l'AFP à Dakar par son entourage.

Selon le texte, l'organisation a invité M. Madani à "désigner d'urgence un envoyé spécial pour la Centrafrique". "M. Madani a exprimé sa conviction" que M. Gadio "utilisera ses vastes connaissances, ses compétences et contacts pour atteindre les objectifs de sa nouvelle responsabilité, et a aussi exhorté tous les Etats membres de l'OCI à lui apporter leur total soutien pour la réussite de sa mission", ajoute-t-elle.

L'OCI est une organisation panislamique créée en 1969 à Rabat qui compte 57 membres

Cheikh Tidiane Gadio a été de 2000 à 2009 chef de la diplomatie durant la présidence d'Abdoulaye Wade, qui a dirigé le Sénégal de 2000 à 2012.

M. Gadio a créé après son départ du gouvernement, avec des intellectuels et experts africains, l'Institut panafricain de stratégies (IPS, basé à Dakar) qui se définit comme une structure "autonome de formation, de réflexion et d'actions en faveur de la paix, la sécurité, la bonne gouvernance et de la solidarité panafricaine".

La Centrafrique s'est enfoncée dans un cycle infernal de tueries interreligieuses après des mois d'exactions essetiellement contre les chrétiens, perpétrées par les combattants, majoritairement musulmans de la Séléka qui avaient pris le pouvoir à Bangui en mars 2013.

En réaction, des milices d'autodéfense anti-balaka, se sont formées. Très rapidement, elles ont attaqué sans distinction anciens rebelles et civils musulmans, à Bangui notamment, malgré la présence des forces africaine Misca et française Sangaris.

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