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07/03/2014 02:58 EST | Actualisé 07/05/2014 05:12 EDT

Le pétrole stimulé à New York par l'emploi américain et les tensions en Ukraine

Les prix du pétrole ont clôturé en nette hausse vendredi à New York, portés par des chiffres encourageants sur l'emploi aux Etats-Unis et par le maintien des tensions autour de l'Ukraine.

Le baril de référence (WTI) pour livraison en avril a gagné 1,02 dollar sur le New York Mercantile Exchange (Nymex) pour s'établir à 102,58 dollars.

Selon le département du Travail américain, le taux de chômage a certes légèrement augmenté en février dans le pays, de 6,6% à 6,7%, mais quelque 175.000 nouveaux emplois on été créés pendant le mois.

"C'est bien plus que ce à quoi s'attendaient les investisseurs au vu de la faiblesse des récents indicateurs", a relevé Michael Lynch, de Strategic Energy and Economic Research. Avec l'hiver rigoureux qui a frappé les Etats-Unis, "on craignait que l'économie rentre dans un cycle de ralentissement, mais les chiffres publiés ce matin éclaircissent les perspectives pour le deuxième trimestre", a-t-il ajouté.

Un chiffre positif sur le marché du travail est habituellement bien accueilli par les courtiers du marché de l'énergie car il laisse anticiper un regain de vigueur de la consommation de brut.

Mais les cours étaient déjà en hausse avant la diffusion du rapport mensuel sur l'emploi, "continuant à profiter du rebond enclenché jeudi quand le baril de brut est descendu tout près du seuil des 100 dollars", a relevé Matt Smith de Schneider Electric.

L'incertitude autour de la situation en Ukraine a également maintenu la pression sur le prix du brut. "Qui veut parier à la baisse avant le week-end alors que l'Ukraine est au bord du gouffre?", a commenté Phil Flynn de Price Futures Group.

La Crimée, péninsule ukrainienne de deux millions d'habitants en majorité russophones, a annoncé jeudi l'organisation d'un référendum pour son rattachement à la Russie.

Malgré d'intenses consultations depuis une semaine, Occidentaux et Russes n'ont pas réussi à trouver de porte de sortie pour la crise qui a éclaté fin février avec la prise de contrôle de la Crimée par des forces russes, incitant Bruxelles et Washington à dégainer l'arme des sanctions diplomatiques et économiques.

Parallèlement Moscou a menacé d'avoir recours à l'arme énergétique: le géant public russe Gazprom a mis en garde Kiev contre une interruption de ses exportations de gaz si le nouveau pouvoir ne s'acquittait pas de ses quelque deux milliards de dollars de dette au plus vite. En 2009, dans une situation similaire, Moscou avait fermé le robinet du gaz, perturbant l'approvisionnement de plusieurs pays européens.

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