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07/03/2014 09:37 EST | Actualisé 07/05/2014 05:12 EDT

Le pétrole ouvre en hausse à New York après un rapport rassurant sur l'emploi

Les prix du pétrole s'affichaient en hausse à l'ouverture vendredi à New York, soutenus par des chiffres rassurants sur l'emploi américain et par la persistance des incertitudes sur la crise ukrainienne.

Vers 14H15 GMT, le baril de référence (WTI) pour livraison en avril gagnait 39 cents sur le New York Mercantile Exchange (Nymex) et s'échangeait à 101,95 dollars.

Quelque 175.000 nouveaux emplois on été créés en février aux Etats-Unis, selon les chiffres officiels publiés vendredi par le département du Travail, soit bien plus que prévu par les analystes.

Même si le taux de chômage a légèrement augmenté, de 6,6% à 6,7%, la hausse plus prononcée qu'attendu des créations de postes "est un soulagement", commentait Matt Smith de Schneider Electric. "Les acteurs du marché craignaient que le mauvais temps entraîne un ralentissement de l'économie, ce qui n'est apparemment pas le cas".

Un chiffre positif sur le marché du travail est habituellement bien accueilli par les courtiers du marché de l'énergie car il laisse anticiper un regain de vigueur de la consommation de brut.

Mais les cours étaient déjà en hausse avant la diffusion du rapport mensuel sur l'emploi, "continuant à profiter du rebond enclenché jeudi quand le baril de brut est descendu tout près du seuil des 100 dollars", soulignait Matt Smith.

L'incertitude autour de la situation en Ukraine maintenant également la pression sur le prix du brut. "Qui veut parier à la baisse avant le week-end alors que l'Ukraine est au bord du gouffre?" relevait Phil Flynn de Price Futures Group.

La Crimée, péninsule ukrainienne de deux millions d'habitants en majorité russophones, a annoncé jeudi l'organisation d'un référendum pour son rattachement à la Russie.

Malgré d'intenses consultations depuis une semaine, Occidentaux et Russes n'ont pas réussi à trouver de porte de sortie pour la crise qui a éclaté fin février avec la prise de contrôle par des forces russes de la Crimée, incitant Bruxelles et Washington à dégainer des sanctions diplomatiques et économiques.

Les investisseurs s'interrogent sur l'impact de ces sanctions à l'encontre de la Russie, premier producteur mondial de brut et deuxième producteur mondial de gaz naturel.

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