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06/03/2014 04:43 EST | Actualisé 06/05/2014 05:12 EDT

USA: le chef des forces en Afrique dit manquer de drones de surveillance

Les Etats-Unis manquent cruellement d'engins de reconnaissance et de surveillance (ISR) et de drones en Afrique, et surtout au Sahel, pour suivre les mouvements des groupes extrémistes, a estimé jeudi le chef des forces américaines pour le continent africain.

Seulement 7% des besoins en la matière étaient couverts en 2013, et "c'est monté à 11% aujourd'hui", a regretté le général David Rodriguez, patron de l'Africom, devant les sénateurs de la commission des Forces armées.

Contrairement à d'autres théâtres comme celui du Moyen Orient (Centcom), le commandant des forces américaines pour l'Afrique ne dispose pas en propre de matériels ou de troupes mais doit en demander la mise à disposition à d'autres commandements régionaux.

Pour obtenir, en vue d'une mission d'observation, un drone à très long rayon d'action comme le Global Hawk, il dépend ainsi du commandement américain en Europe, qui en dispose de plusieurs en Italie.

Deux drones Reaper sont actuellement stationnés au Niger et plusieurs autres à Djibouti. Mais le général Rodriguez a indiqué souffrir d'un déficit de drones à long rayon d'action et d'avions JSTARS, des avions radars capables de détecter les mouvements au sol.

Quand la crise au Soudan du Sud a éclaté en décembre, "nous avons dû retirer des moyens" dédiés à la lutte contre l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), une rébellion implantée entre la Centrafrique et l'Ouganda, et à "des activités antiterroristes en Afrique de l'Est" pour faire face à la situation, a-t-il confié.

"Notre déficit en renseignement le plus important se trouve dans le nord-ouest de l'Afrique, du nord du Mali à l'est libyen", a-t-il ajouté.

Les Américains fournissent un appui en matière de renseignement, notamment grâce à leurs drones, aux forces françaises et africaines au Mali.

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